<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1" ?> 
  <rss version='2.0' xmlns:content='http://purl.org/rss/1.0/modules/content/' xmlns:wfw='http://wellformedweb.org/CommentAPI/' xmlns:dc='http://purl.org/dc/elements/1.1/' xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom'>
    <channel>
      <title>Gethsemane World Ministry. New articles</title>
      <link>http://www.ma-famille.net/</link>
      <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
      <atom:link href='http://www.ma-famille.net/rss/rss_a.php' rel='self' type='application/rss+xml' />
      <generator>Self-created application</generator>
      <description>Le ministère mondial de Jésus-Christ</description>
      <copyright>wWw.X-iWeb.Ru</copyright>
      <language>fr-fr</language>
      <item>
        <title>Une chrétienne enceinte de son 19ème enfant</title>
        <link>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=9</link>
        <guid>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=9</guid>
        <description><![CDATA[Michelle Duggar, une chrétienne américaine âgée de 43 ans, est enceinte pour la dix-neuvième fois de sa vie. En 2008, elle a accouché dans un hôpital de l'Arkansas d'une petite fille, Jordyn-Grace. « L'ultime cadeau de Noël de la part de Dieu », selon Jim Bob, son mari.

Les Duggar ont maintenant 10 garçons et 8 filles. L'enfant le plus âgé du couple, Joshua, a 21 ans. Jana a 19 ans ; John-David, 19 ; Jill, 18 ; Jessa, 17 ; Jinger, 15 ; Joseph, 14 ; Josiah, 13 ; Joy-Anna, 12 ; Jeremiah, 10 ; Jedidiah, 10 ; Jason, 9 ; James, 8 ; Justin, 7 ; Jackson, 5 ; Johannah, 2 ; Jennifer, 2 ans, et Jordyn-Grace qui aura un an en décembre. Tous ont un prénom qui commence par la lettre J comme « Jésus ». L'aîné Josh et son épouse Anne attendent une petite Mackynsie Renée pour le 18 octobre prochain.

Jim Bob et Michelle Duggar se sont mariés le 21 juillet 1984. Ils servent Dieu dans une église évangélique de l'Arkansas.

Après leur premier enfant, Michelle Duggar, qui prenait la pilule à l'époque, avait fait une fausse couche. Ils sont allés consulter un médecin chrétien qui les convint de l'inutilité de la contraception. Un conseil qui les a touché, d'autant plus qu'il provenait d'un praticien d'une certaine rénommée. Ils expliquent sur leur site qu'ils ont prié Dieu de les pardonner et lui ont demandé de les aider à saisir son plan pour eux. « Dieu nous a appris à aimer les enfants comme Lui aime Ses propres enfants », raconte le couple. Ils ont demandé à Dieu de leur donner autant d'enfants qu'Il voulait.

Peu de temps après cette prière, « Michelle est tombée enceinte de ses jumeaux », raconte le couple. Et la machine a été définitivement mise en marche.

Elle élève avec son mari l'une des plus grandes familles américaines. Ils ont les portes ouvertes dans les médias du monde entier, et à chaque fois ils prêchent le message du salut en Jésus-Christ et de l'illimité de Dieu.

Le couple avait déjà son émission hebdomadaire, sur la chaîne câblée TLC, appelée « Seventeen and Counting ». Chris Finnegan, chargé des relations publiques de la famille, a déclaré que le nom du show serait mis à jour en conséquence. Une émission spéciale pour l'arrivée de leur 18e bébé est diffusée les lundi.

Michelle Duggar aura été enceinte plus de 11 ans dans sa vie, avec environ une grossesse tous les 18 mois. Prions que Dieu la fortifie et qu'elle accouche dans de bonnes conditions.

Aloys Evina, Le Journal Chrétien]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Oct 2009 10:25:53 -0600</pubDate>
        <category>édification</category>
      </item>
      <item>
        <title>LITANIES AUX CENT CINQUANTE NOMS DE JESUS</title>
        <link>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=8</link>
        <guid>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=8</guid>
        <description><![CDATA[Ces litanies ont été composées avec les 150 noms de Jésus cités dans le Nouveau Testament. Elles ont donc une valeur inestimable. 
Ces litanies permettent de demander à Jésus une aide précieuse afin de résoudre un problème. Elles chassent aussi les idées noires et les mauvaises pensées. 
On doit faire ces litanies trois fois dans une journée (à chaque fois à des heures différentes). Vous pouvez la recommencer trois jours plus tard (toujours trois fois), et ainsi de suite.

Tu es Jésus. 
Tu es le fils d’Abraham. 
Tu es le lion de Juda. 
Tu es le fils de Jessé. 
Tu es le fils de David. 
Tu es le fils de Joseph. 
Tu es le fils du Charpentier. 
Tu es le fils de Marie. 
Tu es le fils de la Loi. 
Tu es le Galiéen. 
Tu es le Nazarénien. 
Tu es le Nazôréen. 
 
Tu es Quelqu’un. 
Tu es l’Homme. 
Tu es le Fils de l’homme. 
Tu es le Frère des hommes. 
Tu es Rabbi. 
Tu es Rabbouni. 
Tu es le Serviteur des circoncis. 
Tu es plus grand que Jonas. 
Tu es plus grand que Salomon.
Tu es Celui dont Moise a écrit. 
Tu es Celui qui devait venir. 
Tu es l’Espérance d’Israël. 
Tu es l’Envoyé. 
Tu es l’Apôtre. 
Tu es le Prophète. 
Tu es le Bon Pasteur. 
Tu es la Bonne Nouvelle. 
Tu es la Grande Joie. 
Tu es l’Étoile du matin. 
Tu es le Soleil Levant. 
Tu es l’Astre de nos cœurs. 
Tu es l’Emmanuel. 
Tu es le Messie. 
Tu es le Christ. 
 
Tu es le Christ roi. 
Tu es le Christ du Seigneur. 
Tu es le Christ de Dieu. 
 
Tu es le Maître. 
Tu es notre seul Maître. 
Tu es notre Docteur. 
Tu es la Tête. 
Tu es la Pierre angulaire. 
Tu es le Chef. 
Tu es le Chef des pasteurs. 
Tu es le Chef du salut. 
Tu es le Chef de la vie. 
Tu es le Chef de notre foi. 
 
 
Tu es le Roi. 
Tu es le Roi des Juifs. 
Tu es le Roi d’Israël. 
Tu es le Roi des nations. 
Tu es le Souverain des rois. 
Tu es le Roi des rois. 
 
Tu es le Prêtre. 
Tu es le Grand Prêtre. 
Tu es le Médiateur. 
Tu es le Chemin. 
Tu es la Porte. 
Tu es le Temple. 
 
Tu es le Juge. 
Tu es le Témoin. 
Tu es le Défenseur.
Tu es l’Avocat. 
Tu es le Véridique. 
 
Tu es le Pain de vie. 
Tu es la Vigne. 
Tu es le Rocher. 
Tu es la Source de vie. 
Tu es le Flambeau. 
 
Tu es le Juste. 
Tu es le Saint. 
Tu es le Sanctificateur. 
Tu es la Sanctification. 
Tu es le Signe de contradiction. 
Tu es la Pierre d’achoppement. 
Tu es le Scandale pour les Juifs. 
Tu es la Folie pour les païens. 
Tu es la Folie de Dieu. 
 
Tu es le saint Serviteur. 
Tu es l’obéissant jusqu’à la mort. 
Tu es l’Amen. 
Tu es la Victime pour nos péchés. 
Tu es la Brebis conduite à la boucherie. 
Tu es l’Agneau égorgé. 
Tu es l’Agneau de Dieu. 
Tu es notre Pâque. 
Tu es le Crucifié. 
Tu es le Sauveur. 
Tu es le Sauveur du monde. 
Tu es le Réconciliateur de tous les êtres. 
Tu es la Rédemption. 
Tu es le Ressuscité. 
Tu es le Premier-né d’entre les morts. 
 
Tu es le Vivant. 
Tu es le Second adam. 
Tu es le Premier né de toute créature. 
 
Tu es l’Héritier de toutes choses. 
Tu es le Fils unique. 
Tu es le Fils bien-aimé. 
Tu es le Fils du Très-Haut. 
Tu es le Fils du béni. 
Tu es le Fils de Dieu. 
Tu es l’Engendré de Dieu. 
Tu es le Fils du Père.
Tu es Seigneur. 
Tu es le Seigneur. 
Tu es mon Seigneur. 
Tu es notre Seigneur. 
Tu es notre Seigneur Jésus. 
Tu es notre Seigneur Jésus-Christ. 
Tu es le Christ Seigneur. 
Tu es le Christ glorieux. 
Tu es le Seigneur des morts et des vivants. 
 
Tu es le Seigneur de la paix. 
Tu es le Seigneur de la Gloire. 
Tu es le Seigneur des Seigneurs. 
Tu es la Sagesse de Dieu. 
Tu es la Puissance de Dieu. 
Tu es l’Image du Dieu Invisible. 
Tu es le Resplendissement de sa Gloire. 
Tu es l’Icône de la divine Substance. 
 
Tu es le Principe. 
Tu es le Principe de la création de Dieu. 
Tu es le Principe du salut éternel. 
Tu es le Porteur de l’univers. 
Tu es le Commencement et la Fin. 
Tu es le Premier et le Dernier. 
Tu es l’Alpha et l’Oméga. 
Tu es le Verbe de Dieu. 
Tu es le Verbe de vie. 
Tu es le Saint de Dieu. 
Tu es le Maître de tout. 
Tu es le Seigneur Dieu. 
Tu es le Nom au dessus de tout nom. 
 
Tu es « Je Suis ». 
Tu es Dieu lui-même. 
Tu es mon Dieu. 
Tu es la Résurrection. 
Tu es la Vie. 
Tu es la Vie éternelle. 
Tu es la Lumière. 
Tu es la Paix. 
Tu es la Vérité. 
Tu es la Révélation du Mystère. 
 
Tu es l’Ami. 
Tu es le Bien-Aimé. 
Tu es le Fidèle. 
Tu es l’Époux. 
 
Amen.
]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jan 2009 02:17:20 -0700</pubDate>
        <category>Témoignages</category>
      </item>
      <item>
        <title>Le Nom du Seigneur et la responsabilité intégrale par T. Austin-Sparks</title>
        <link>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=7</link>
        <guid>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=7</guid>
        <description><![CDATA[&quot;Tenez-vous sur les chemins et regardez, et vous enquérez touchant les sentiers des siècles passés, quel est le bon chemin, et marchez-y, et vous trouverez le repos de vos âmes.&quot; Jér.6;16, version Martin

1) Le triomphe de la foi
Vous souvenez-vous de ce passage qui revient plusieurs fois dans les Actes: &quot;par la foi en Son nom&quot; -- &quot;la foi en Son nom&quot;? C'est l'objet de la foi qui tient là tout entier dans ce nom suprême. Le nom qui est au-dessus de tout nom, le nom à la communion duquel nous sommes appelés, et qui est invoqué sur nous, est un nom qui contient un caractère spirituel, une nature. Il ne s'agit pas d'employer une formule, d'adopter une étiquette, et de dire: au nom de Jésus. Non. Il s'agit de vivre là, dans l'expérience du contenu pratique de ce nom, dans la sainteté de tous les jours, dans l'humilité authentique, habituelle, dans la foi pratique, dans l'amour vécu. Voilà le chemin de la victoire. L'amour? Mais Son Nom, c'est cela! Si nous voulons que nos prières soient entendues et exaucées, que dit le Maître? -- &quot;Demandez en mon nom.&quot; Il ne s'agit pas là d'une formule-passeport pour aller à Dieu. Il faut vivre dans ce nom, il faut être un avec le Seigneur Jésus sur cette croix qui a terrassé l'orgueil, l'impureté, l'incrédulité, la dureté de coeur; alors seulement, la prière prévaudra. Si nous prenons fait et cause pour le Nom et tout ce qu'il implique, la prière ne peut pas ne pas avoir le dessus; car le Nom, à lui seul, est une victoire. Témoignage, prédication, autorité, tout ce que nous sommes et tout ce que nous faisons en Son Nom suppose cet arrière-plan-là. C'est comme le terrain sur lequel se fonde notre vie spirituelle, la base de notre vie cachée en Lui.
Dans le domaine de la sainteté, la moindre lacune est un facteur de paralysie. Si nous nous lançons dans une activité d'ordre spirituel en laissant au-dedans de nous quelque faille sur laquelle Dieu a cherché sans succès à attirer notre attention, nous pouvons être sûrs que Satan a ses coudées franches. Si la puissance de Jésus est tenue en échec dans une circonstance donnée, on ne peut songer à user de son nom avec autorité que sur la base de la sainteté. Un péché secret peut compromettre tout une situation, comme le lingot d'or d'Acan: la faute d'un seul homme entraîna la défaite de tout un peuple.
Tout cela touche à une grosse, grosse question: la tragédie des ministères manqués, aussi bien ici, chez nous, que dans les champs missionnaires.
Revers, impuissance; triomphes et ricanements de Satan à la face de Dieu à cause de tant de déficits. Cependant, jamais aucune prière n'a manqué de son étiquette &quot;au nom de Jésus&quot;. Mais de quelle valeur était-elle?
Combien de missionnaires ont dû abandonner la partie et rentrer au pays, et combien d'ouvriers de Dieu, plus près de nous, ont dû, eux aussi, rendre les armes, vaincus, terrassés, brisés par un état de choses qui était plus fort qu'eux. Faut-il vraiment qu'il en soit ainsi? Qu'est-ce qu'il y a donc qui ne va pas? Bien-aimés, dites-moi, le Nom de Jésus-Christ n'est-il pas aujourd'hui ce qu'il a toujours été? Aurait-il perdu sa puissance? Le Seigneur n'est-il pas maintenant encore élevé à la droite de la majesté de Dieu? Non, ce n'est pas là qu'il faut chercher, c'est ici, c'est en nous. Dieu nous appelle, dans le domaine de la sainteté, de l'humilité, du désintéressement et de l'amour, à entrer dans une phase nouvelle de notre vie. Il nous appelle sur ces points-là à monter plus haut, dans la vie spirituelle, comme aussi à descendre plus bas. Qui sait si ce message n'est pas le clairon de Dieu qui nous appelle à la sainteté sous toute ses formes, pour que le Nom puisse être honoré et glorifié? S'il n'en est pas ainsi, si Satan est encore capable, bien-aimés, de flétrir ce nom d'une façon quelconque, ce ne peut être que par suite d'une lacune dans la sainteté de notre vie, de quelque faille dans notre charité chrétienne, notre humilité ou notre foi.
C'est un appel missionnaire que je vous adresse. Qu'il s'agisse de notre pays ou des pays d'au-delà des mers, nous avons devant nous un état de choses qui n'est rien moins que désespéré. Nous devons nous donner à Dieu pour que la valeur du Nom aimé, en ce qui nous concerne, retrouve toute sa plénitude. Ce sera alors vraiment, au nom du Seigneur Jésus que nous vivrons; sa puissance sera notre nature, et nous manifesterons sa puissance.
La venue du Saint-Esprit fut une expression de la Royauté du Seigneur Jésus, dans toute la puissance de Son Nom. 
2) Responsabilité intégrale
Il y a maintenant un troisième élément, qu'il nous importe de remarquer. Nous avons vu la Croix; ensuite, nous avons vu le témoignage; ensuite, nous avons vu le &quot;Corps&quot;. Quand Abel prit sur lui le témoignage du sang, il embrassa le témoignage tout entier. Je ne sais pas si vous saisissez la portée de ce que je vous dis là. Il prit en quelque sorte fait et cause pour le témoignage intégral. Le témoignage tout entier se trouva reposer sur sa personne; comme il en était l'unique représentant, il lui échut d'en devenir le &quot;légataire universel&quot;, si j'ose m'exprimer ainsi, responsable de tout son contenu. C'est pour cela qu'il fut tué. Rien de partiel ni de fragmentaire dans les conséquences qu'il eut à supporter. Je pépète donc: Abel prit sur lui le témoignage tout entier.
Or, souvenez-vous que le corps est un. -- Quand je parle du corps, j'emploie ce terme dans son sens néo-testamentaire: &quot;L'Eglise qui est son corps.&quot; -- &quot;Nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps.&quot; -- Le Saint-Esprit est un comme le corps est un. Le témoignage aussi est un.
Faites un effort pour comprendre, bien-aimés. C'est le témoignage du Saint-Esprit dans le Corps (l'Eglise). L'un et l'autre sont un dans leur nature, par conséquent le témoignage aussi est un.
Il ne s'agit pas d'un certain nombre de fragments, soit du témoignage, soit de l'Esprit, soit du Corps. Il y a là un tout, il y a là une telle unité, que quiconque embrasse le témoignage, ou s'y associe, devient responsable du témoignage tout entier. Comprenez-vous?
C'est là, il faut le réaliser, une chose énorme: être responsable pour le témoignage tout entier. Il n'y a rien, absolument rien de local ou de partiel, dans quoi que ce soit qui touche au témoignage de Jésus, au Saint-Esprit ou au Corps de Christ. On ne saurait parler du Corps de Christ ici et du Corps de Christ là, du Corps de Christ en Afrique, ou ailleurs. C'est le Corps de Christ tout court. Il est un. De même, ce n'est pas le Saint-Esprit ici, le Saint-Esprit là; il n'y a qu'un Esprit. Ce n'est pas non plus le témoignage par-ci, le témoignage par-là, c'est le témoignage, le témoignage de Jésus. Il peut y avoir des degrés dans l'assimilation, mais son essence et son but suprême, c'est d'être un, et dépourvu de tout caractère local, ou partiel, ou personnel. Quiconque embrasse le témoignage de Jésus sous l'action du Saint-Esprit embrasse le témoignage intégral. Et s'il n'y a rien non plus de partiel, rien de fragmentaire, rien de local, rien de détaché, dans la vie de ceux qui adhèrent à ce témoignage, il s'ensuit que votre vie tout entière est impliquée, exactement comme l'est votre vie physique quand vous vous joignez à des enfants de Dieu dans une salle de culte ou n'importe quel autre lieu. C'est précisément pour cela que le Saint-Esprit insiste sur cet arrière-plan domestique et privé de l'Eglise. Bien plus, il le fait justement dans des épîtres adressées à des églises, et pas dans les autres. Je crois que toutes les épîtres sont destinées aux églises; dans un sens, je crois qu'on peut en dire autant de l'Ecriture tout entière, de la Genèse à l'Apocalypse; mais dans un sens plus restreint, ce sont les lettres dans lesquelles la question du Corps de Christ est traitée qui mettent le plus l'accent sur les relations de famille ou d'affaires: le mari et la femme, les enfants, les serviteurs. C'est comme si le Saint-Esprit voulait dire à tous ces croyants:
-- Vous progressez dans le témoignage de Jésus; vous entrez dans le vif de la mélée; la bataille fait rage; veillez sur votre arrière!
Votre arrière, ce sont vos affaires, votre foyer, votre gagne-pain; ils sont engagés, eux aussi, par votre témoignage. Quand vous vous lancez dans le ministère, n'est-ce pas précisément là que l'Ennemi vient vous frapper? Oui, votre foyer, votre travail. C'est là qu'il se montre.
Le témoignage de Jésus, semble dire l'Esprit, n'est pas confiné dans les limites de l'assemblée publique; il est pour la maison aussi, et pour le travail de tous les jours.
C'est tout un, il n'y a pas de distinctions possibles. Et quelle est la nature du conflit, en dernière analyse? Qu'avons-nous à redouter? -- La mort. La puissance de la mort. Vous comprenez bien, naturellement, qu'il n'est pas ici simplement question de la mort physique, quoique l'Ennemi fasse bien tout ce qu'il peut, comme meurtrier, contre les enfants de Dieu. Et à cet égard, que de tragédies qui trouveraient là leur explication! Oh! connaître davantage la puissance du sang dans ce domaine! Pouvoir tenir en échec la mort physique par la puissance du sang! Quand c'est l'existence même du témoignage qui est en cause, certainement, Dieu intervient. Vous voyez à quoi nous voulons en venir: le Corps est un, le témoignage est un, l'Esprit est un; et quiconque s'y engage doit y entrer tout entier, jusqu'à la dernière parcelle de ce qui le concerne.
Or, c'est contre cet assaut mortel que nous nous débattons maintenant. Oui, un assaut mortel contre l'oeuvre de Dieu. Dans Sa pensée, nous avons embrassé le témoignage de Jésus, consciemment ou non, avec tout ce que son sang comportait pour l'avenir de guerre à outrance entre la vie et la mort; et puis, notre témoignage s'est effondré là où la puissance du sang de Christ aurait dû intervenir et vaincre la mort; l'oeuvre de Dieu entre nos mains s'est trouvée arrêtée, bloquée, paralysée. Mais qui sait, après tout, s'il n'en eût pas été autrement si nous avions délibérément regardé le sang comme le seul facteur de destruction de la puissance de la mort? Ne nous sommes-nous pas attardé à l'examen des causes secondes, incriminant ceci, puis cela, sans jamais être au clair? Certes, il a pu y avoir bien du vrai dans notre façon d'interpréter les choses. Mais au fond, c'était le témoignage qui était l'objet des assauts de l'Ennemi; dans sa fureur il a projeté contre lui ses miasmes de mort, et c'est de cela que nous avons été atteints. Est-ce là notre histoire? En tous cas, bien-aimés, c'est là l'histoire, dans la Parole de Dieu, de beaucoup de ceux qui nous ont précédés.
Souscrire à telle partie du témoignage, c'est embrasser la cause tout entière, car elle est indivise. On est dedans ou dehors. On ne peut pas s'y tailler un morceau et laisser le reste. Aussitôt que vous y entrez, par la foi et l'action du Saint-Esprit, en relation de fait avec le témoignage de Jésus, vous êtes engagés sans retour dans cette mêlée suprême; c'est désormais pour vous, à cause du sang versé, à la vie et à la mort. Quand vous êtes pris dans cette bataille, il n'y a plus qu'une ressource qui tienne: la foi du Fils de Dieu, tel sera désormais pour vous le nerf de la guerre. Dans ce domaine-là, aucune passivité n'est permise; et il ne s'agit pas de se perdre dans les généralités. Là, plus de répit. La prière ne peut être qu'une lutte, et nous avons besoin -- oh! comme nous en avons besoin! -- d'un renouveau de cette prière-là. Oh! pouvoir en finir, une bonne fois, avec ces prières d'ordonnance, ces récitals, tout pleins de digressions sans objet! Oh! savoir prendre à partie, au Nom de Jésus-Christ, les éléments capitaux de la résistance, et se frayer un chemin jusqu'au coeur de la place! Dans la vie de prière du peuple de Dieu, bien-aimés, la lutte devrait avoir plus de place. Demandez à Dieu de doter votre vie de prière de cette foi de combat du Fils de Dieu. Si vous voulez pouvoir tenir bon, il s'agira de prendre, dans cette foi &quot;de première ligne&quot;, une position inébranlable, refusant de vous laisser émouvoir par les circonstances ou les apparences.
Le témoignage est-il pour vous d'une nature telle que s'il vous était enlevé il ne vous resterait plus rien? Etes-vous tellement un avec lui que son effondrement serait le vôtre?
S'il en est ainsi, bien-aimés, alors, ce que vous avez à faire, c'est de fermer résolument les yeux sur les apparences et de dire:
-- Eh! bien, quelles que soient les apparences extérieures, il y a en tous cas une chose qui est pour moi une question de vie ou de mort, c'est le témoignage pour lequel j'ai pris fait et cause, le témoignage du Seigneur Jésus.
Et alors, vous heurtant de nouveau, par la force des choses, à toutes les apparences par lesquelles l'Ennemi cherche à obscurcir la réalité, examinant encore une fois la situation sous toutes ses faces, épuisant toutes les ressources de la logique, acculés enfin dans les derniers retranchements que les circonstances peuvent vous offrir, vous laisserez échapper ce cri:
-- Cette fois, s'il faut que j'abandonne même ce terrain-là, je n'en ai point d'autre, c'en est fini.
Si c'est là vraiment votre suprême extrémité, alors vous êtes en plein dans le témoignage de Jésus; et une fois que vous y êtes, votre attitude doit être celle d'une foi qui livre bataille, qui se débat, qui dément les contradictions extérieures, s'inscrit en faux contre les apparences et tient bon, en dépit de tout. C'est le &quot;Je ne puis autrement, que Dieu me soit en aide!&quot; de Luther. C'est là l'impasse ultime. C'est quand vous en êtes là que vous vous rendez compte que cette affaire a établi un lien entre vous et le peuple de Dieu, et que tous ses intérêts sont les vôtres, parce que le témoignage est un. La relation, en effet, qui nous unit au Corps de Christ par l'organe de l'Esprit et du témoignage est de telle nature que si nous perdons pied, les effets s'en feront sentir jusqu'aux extrémités de la terre. Et si, d'autre part, ce sont les extrémités de la terre qui ont besoin de renfort, c'est à nous de nous tenir à la brèche pour qu'elles l'obtiennent, à cause de cette unité organique qui caractérise aussi bien le témoignage que le Saint-Esprit.
Avez-vous conscience qu'un souffle de mort est exhalé, ici ou là, contre quelque enfant de Dieu? L'Ennemi s'acharne-t-il, au près ou au loin, sur le corps, la pensée ou l'esprit de tel ou tel de nos compagnons de combat? L'oeuvre de Dieu est-elle menacée sur quelque point? Oh! bien-aimés, cela nous regarde, si nous avons revendiqué notre place dans le témoignage, c'est notre affaire! Sur ce chapitre-là, nous ne pouvons rien considérer comme personnel ou privé. Tout cela affecte le témoignage, dans son unité élémentaire. C'est pourquoi, quand un membre souffre, nous devrions tous intervenir et plaider la puissance du sang, pour qu'elle s'exerce contre celui qui avait la puissance de la mort, contre Satan.
&quot;Ils l'ont vaincu, à cause du sang de l'Agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort.&quot;
]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jan 2009 02:15:48 -0700</pubDate>
        <category>Enseignements/teachings</category>
      </item>
      <item>
        <title>LES PSAUMES MERVEILLEUX DE DAVID</title>
        <link>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=6</link>
        <guid>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=6</guid>
        <description><![CDATA[Suivez les Merveilles de Dieu en cliquant dans la liste des Psaumes ci-dessous ou référez vous à la fin de cette liste pour d'autres conseils.
 

Psaume 1 : Pour se protéger de la sorcellerie.

 
Psaume 2 : Pour reprendre courage.

 
Psaume 3 : Pour se protéger des êtres malveillants et contre toute sorte de jalousies.

 
Psaume 4 : Pour attirer la chance aux jeux.

 
Psaume 5 : Contre les jalousies familiales.

 
Psaume 6 : Contre l’envie de faire du mal.

 
Psaume 7 : Pour l’harmonie familiale.

 
Psaume 8 : Pour retrouver la confiance en soi.

 
Psaume 9 : Contre les tentations de Satan; Pour que les nations soient plus justes et plus droites.

 
Psaume 10 : Pour la protection des voyageurs et de leurs biens.

 
Psaume 11 : Pour chasser le diable.

 
Psaume 12 : Pour oublier des paroles blessantes.

 
Psaume 13 : Pour lutter contre une maladie.

 
Psaume 14 : Avant de faire un choix.

 
Psaume 15 : Contre l’échec scolaire et la confusion des idées.

 
Psaume 16 : Pour éloigner les gênes d’argent.

 
Psaume 17 : Pour augmenter sa spiritualité.

 
Psaume 18 : Pour se faire de nouveaux amis.

 
Psaume 19 : Pour que les dirigeants du monde soient justes.

 
Psaume 20 : Pour être bien dans sa peau.

 
Psaume 21 : Pour attirer la sympathie et l’estime.

 
Psaume 22 : Pour éloigner la malchance.

 
Psaume 23 : Pour atténuer une douleur physique.

 
Psaume 24 : Pour obtenir des grâces dans le domaine amoureux.

 
Psaume 25 : Pour avoir une réponse divine en rêve.

 
Psaume 26 : Pour trouver les mots justes.

 
Psaume 27 : Pour protéger son couple et garder la fidélité.

 
Psaume 28 : Avant un acte chirurgical.

 
Psaume 29 : Pour la protection et la bénédiction des maisons.

 
Psaume 30 : Pour obtenir de l’aide financière; Contre les vols et effractions.
 
Psaume 31 : Contre les dorlis et les succubes.
 
Psaume 32 : Pour se faire pardonner.
 
Psaume 33 : Pour lutter contre le mal-être.
 
Psaume 34 : Pour demander de l’aide de son Ange gardien.
 
Psaume 35 : Pour obtenir de l’aide de son Ange gardien; Pour exorciser le corps et l’âme.
 
Psaume 36 : Pour retrouver la confiance en soi.
 
Psaume 37 : Contre les soucis financiers.
 
Psaume 38 : Pour demander le pardon de Dieu.
 
Psaume 39 : Contre la dépression.
 
Psaume 40 : Apaise l’esprit et rend serein.
 
Psaume 41 : Pour détourner les pièges d’amour.
 
Psaume 42 : Pour retrouver l’union perdue en amour.
 
Psaume 43 : Pour débrouiller une affaire délicate.
 
Psaume 44 : Pour écarter la malchance.
 
Psaume 45 : Pour séduire et être attractif.
 
Psaume 46 : Pour exorciser une habitation.
 
Psaume 47 : Pour plaire et devenir irrésistible.
 
Psaume 48 : Pour faire tomber les méchants.
 
Psaume 49 : En cas d’urgence financière.
 
Psaume 50 : Pour la paix dans le monde.
 
Psaume 51 : Pour se confesser d’une faute.
 
Psaume 52 : Pour gagner une bataille.
 
Psaume 53 : Pour écarter la malchance.
 
Psaume 54 : Contre un risque d’accident.

 
Psaume 55 : Pour développer sa mémoire et ses facultés intellectuelles.
 
Psaume 56 : Contre l’échec scolaire et la confusion des idées.
 
Psaume 57 : Pour attirer la chance sur soi.

 
Psaume 58 : Pour éloigner les maléfiques.

 
Psaume 59 : Pour se blinder le corps contre les malfaisants dans un danger imminent; Pour protéger ses vacances.
 
Psaume 60 : Pour protéger sa maison.
 
Psaume 61 : Pour protéger sa maison.
 
Psaume 62 : Pour trouver les mots justes.
 
Psaume 63 : Pendant un traitement médical.
 
Psaume 64 : Pour annuler les pièges des méchants.
 
Psaume 65 : Coup de pouce dans les jeux et les concours.
 
Psaume 66 : Remerciements au Seigneur.
 
Psaume 67 : Pour reconnaître le véritable amour.
 
Psaume 68 : Pour se donner du courage.
 
Psaume 69 : Contre les mauvaises ondes spirituelles.
 
Psaume 70 : Pour contrer une période de malchance.
 
Psaume 71 : Pour exorciser le corps et l’âme.
 
Psaume 72 : Contre la malchance financière.
 
Psaume 73 : Pour ne pas tomber dans la jalousie ou l’envie.
 
Psaume 74 : Contre les problèmes hiérarchiques.
 
Psaume 75 : Contre les hésitations.
 
Psaume 76 : Contre la méchanceté d’un membre de la famille; Pour trouver l’âme sœur.
 
Psaume 77 : Pour conserver ses amis.
 
Psaume 78 : Pour l’élévation de sa situation sociale.
 
Psaume 79 : Contre les calomnies.
 
Psaume 80 : Pour tomber une offre d’emploi favorable.
 
Psaume 81 : Pour éloigner Satan.
 
Psaume 82 : Pour retrouver son assurance naturelle.
 
Psaume 83 : Contre les intrusions démoniaques dans les maisons.

 
Psaume 84 : Pour avoir la paix de Dieu.
 
Psaume 85 : Pour la paix dans le ménage.
 
Psaume 86 : Pour compter dans le coeur d’un autre.
 
Psaume 87 : Pour développer sa mémoire et ses facultés intellectuelles.
 
Psaume 88 : Pour se laver de ses péchés.
 
Psaume 89 : Pour être éclairé.
 
Psaume 90 : Contre un cauchemar récurant.
 
Psaume 91 : En cas de doute, de manque de confiance, pour un examen.
 
Psaume 92 : Pour éviter que l’amour ne se fane.
 
Psaume 93 : Pour exorciser une habitation.
 
Psaume 94 : Pour ne pas trahir un secret.
 
Psaume 95 : Pour être bien vu et estimé.
 
Psaume 96 : Pour attirer la sympathie et l’estime; Pour être bien vu des avocats et des juges.
 
Psaume 97 : Pour éloigner de son chemin un être malveillant.

 
Psaume 98 : Psaume de louange et de remerciement.
 
Psaume 99 : Pour retrouver la joie de vivre.
 
Psaume 100 : Pour résoudre un problème de justice.
 
Psaume 101 : Contre les blessures d’amour.
 
Psaume 102 : Pour se repentir sincèrement d’une mauvaise action.
 
Psaume 103 : Psaume de louange.
 
Psaume 104 : Pour obtenir une grâce qui semble difficile et retrouver la Foi.

 
Psaume 105 : Pour ne pas s’écarter du droit chemin.
 
Psaume 106 : Pour combattre les forces du mal.

 
Psaume 107 : Contre le mal de vivre.
 
Psaume 108 : Pour devenir « célèbre » et se faire reconnaître.
 
Psaume 109 : Contre les jalousies dans le travail.
 
Psaume 110 : Pour chasser ses ennemis.
 
Psaume 111 : Contre l’échec scolaire et la confusion des idées.
 
Psaume 112 : Tour éloigner la jalousie.
 
Psaume 113 : Pour atteindre un but.
 
Psaume 114 : Pour des relations harmonieuses dans le couple.
 
Psaume 115 : La virginité, protectrice du logis.

 
Psaume 116 : Prévenir le danger.
 
Psaume 117 : Pour dévier la malchance.
 
Psaume 118 : Pour attirer et conserver la chance financière; Pour obtenir un rendez-vous (travail).
 
Psaume 119 : Pour lutter contre le stress et ne pas perdre ses moyens.
 
Psaume 120 : Pour se réconcilier avec un ami.
 
Psaume 121 : Pour développer sa mémoire et ses facultés intellectuelles.
 
Psaume 122 : Faire la paix avec un ennemi.
 
Psaume 123 : Elévation de situation sociale (Avant une rencontre importante).
 
Psaume 124 : Pour gravir l’échelle sociale.
 
Psaume 125 : Contre la misère dans le monde.
 
Psaume 126 : Pour entrer en communication en rêve avec une personne décédée.
 
Psaume 127 : Pour protéger ses vacances.
 
Psaume 128 : Protection de l’argent lui-même.
 
Psaume 129 : Après une dispute, pour ramener l’entente familiale.
 
Psaume 130 : Contre l’angoisse d’un voyage.
 
Psaume 131 : Contre les angoisses.
 
Psaume 132 : Pour aider à rencontrer l’âme sœur.
 
Psaume 133 : Pour développer un don caché.
 
Psaume 134 : Pour améliorer sa concentration.
 
Psaume 135 : Louange au Seigneur.
 
Psaume 136 : Pour se recharger en chance.

 
Psaume 137 : Pour obtenir le pardon de quelqu’un.
 
Psaume 138 : Pour éviter de sombrer dans une tentation d’ordre sexuel.
 
Psaume 139 : Pour bien passer des tests.
 
Psaume 140 : Pour se protéger des méchants.
 
Psaume 141 : Pour attirer la sympathie et l’estime dans le domaine amoureux.
 
Psaume 142 : Pour trouver une solution à un problème.
 
Psaume 143 : Contre les maléfices d’amour.
 
Psaume 144 : Pour conserver sa chance.

 
Psaume 145 : Pour la guérison d’un proche.
 
Psaume 146 : Pour trouver les mots justes.
 
Psaume 147 : Pour obtenir sérénité et paix.
 
Psaume 148 : Pour se donner du courage.
 
Psaume 149 : Pour trouver les forces d’affronter un adversaire.

 
Psaume 150 : Pour chasser les inquiétudes.
]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jan 2009 02:13:45 -0700</pubDate>
        <category>Lecture générale</category>
      </item>
      <item>
        <title>LES LOUANGES DES 99 NOMS DE DIEU</title>
        <link>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=5</link>
        <guid>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=5</guid>
        <description><![CDATA[Tu es le seul Dieu. 
Tu es le seul Saint. 
Tu es le seul Seigneur. 
 
Tu es le Très Haut. 
Tu es le Très Grand. 
Tu es le très Miséricordieux. 
 
Tu es l’Unique. 
Tu es le Tout Puissant. 
Tu es l’Éternel. 
 
Tu es l’Absolu. 
Tu es l’Infini. 
Tu es le Parfait. 
 
Tu es la Lumière. 
Tu es la Vérité. 
Tu es l’Amour. 
 
Tu es le Créateur. 
Tu es le Sauveur. 
Tu es le Sanctificateur. 
 
Tu es le Père. 
Tu es le Roi. 
Tu es le Tout. 
 
Tu es la Résurrection. 
Tu es la Vie. 
Tu es la Surabondance. 
 
Tu es la Beauté. 
Tu es la Bonté. 
Tu es la Charité. 
 
Tu es le Bien. 
Tu es la Sagesse. 
Tu es la Justice. 
 
Tu es la Force. 
Tu es la Douceur. 
Tu es l’Humilité. 
Tu es la Simplicité. 
Tu es l’innocence.
Tu es l’Enfance. 
 
Tu es la Tendresse. 
Tu es la Délicatesse. 
Tu es la Joie. 
 
Tu es la Sécurité. 
Tu es le Repos. 
Tu es la Demeure. 
 
Tu es la Paix. 
Tu es le Défenseur. 
Tu es le Consolateur. 
 
Tu es la Parole. 
Tu es le Chemin. 
Tu es le Soutien. 
 
Tu es l’Appel. 
Tu es la Réponse. 
Tu es le But. 
 
Tu es le Commencement. 
Tu es la Fin. 
Tu es l’Au-delà. 
 
Tu es le Venant. 
Tu es le Partant. 
Tu es le Présent. 
 
Tu es l’invincible. 
Tu es l’indicible. 
Tu es l’incompréhensible. 
 
Tu es le Tout Proche. 
Tu es le Murmure. 
Tu es le Silence. 
 
Tu es la Brise. 
Tu es la Fraîcheur. 
Tu es le Printemps 
Tu es le Calme. 
Tu es l’Ombre. 
Tu es la Grâce. 
 
Tu es la Source. 
Tu es le Fleuve.
Tu es l’Océan. 
 
Tu es la Patience. 
Tu es le Pardon. 
Tu es la Réconciliation. 
 
Tu es le Bouclier. 
Tu es le Rocher. 
Tu es la Citadelle. 
 
Tu es le Rayonnant. 
Tu es le Vibrant. 
Tu es le Glorieux. 
 
Tu es le Feu. 
Tu es le Redoutable. 
Tu es le Consumant. 
 
Tu es le Veilleur. 
Tu es le Lutteur. 
Tu es le Vainqueur. 
 
Tu es le Fidèle. 
Tu es le Jaloux. 
Tu es l’Époux. 
 
Tu es le Don. 
Tu es l’Accueil. 
Tu es la Communion. 
 
Tu es l’Ami. 
Tu es le Béni. 
Tu es le Paradis. 
 
Tu es le Compatissant. 
Tu es notre Espérance. 
Tu es notre Foi.]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jan 2009 02:10:53 -0700</pubDate>
        <category>Enseignements/teachings</category>
      </item>
      <item>
        <title>La puissance du Sang de Jésus</title>
        <link>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=4</link>
        <guid>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=4</guid>
        <description><![CDATA[Beaucoup de gens ont parlé du sang de Jésus, mais lorsque Pierre en a parlé, il a parlé du &quot;Précieux sang de Jésus!&quot; Pierre était un apôtre de l’Agneau et Pierre a vu le sang. Il a vu les gruaux de sang qui coulaient du front de Jésus lorsque tout le monde dormait et qu’il se tenait seul dans la prière à Gethsémané. Il a vu Jésus être fouetté et le sang couler de Son dos arraché. Il a vu la couronne d’épines enfoncée sur Sa tête et le sang couler de Son front. Il a vu les pieds et les mains de Jésus cloués à la croix et Son sang couler de ses pieds et de ses mains ; il a vu aussi la lance lui traverser le côté et l’eau et le sang jaillir. Pierre a vu le sang de Jésus, c’est pour cela qu’il a parlé du Précieux sang de Jésus. Il a écrit:
1 Pierre 1:18
“ sachant que ce n'est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères, ”
Pierre a reconnu que le sang de Jésus était Précieux. Beaucoup de choses sont précieuses ici-bas. L’or, l’argent, les diamants sont précieux, mais rien n’est plus Précieux que le sang de Jésus. Mes amis, sans le sang de Jésus nous n’avons rien ! Sans le sang de Jésus nous ne sommes rien ! Parce que le sang de Jésus est plus Précieux que les richesses de ce monde. C’est le plus grand trésor que vous puissiez posséder ! Si vous êtes capable de dire : ‘je suis lavé, racheté, justifié par le sang de Jésus, alors sachez que vous êtes un homme riche, une femme riche ! Vous êtes puissant sur cette terre. Les autres richesses pourriront, mais le sang de Jésus est éternel, il demeure pour toujours. 
Il y a des siècles de cela, un père de la foi proclamait l’Evangile à sa nation, mais il y avait un empereur qui n’aimait pas du tout cela. Cet empereur s’opposait vraiment à lui et il lui dit un jour : 'Tu sais, je vais te bannir !' Cet homme lui a répondu : 'Mais, monsieur l’empereur vous ne pouvez pas me bannir parce que le monde entier est la maison de mon Père!' Alors l’empereur a dit : ‘Si je ne peux pas te bannir, je vais te confisquer tous tes biens.’ Il a répondu : ‘Monsieur l’empereur vous ne le pouvez pas parce que toutes mes richesses sont dans les cieux !’ Alors il répliqua : ‘Si je ne peux pas te bannir, si je ne peux pas confisquer tes biens, alors sache que je vais t’emprisonner.’ Mais il lui répondit : ‘Monsieur l’empereur vous ne le pouvez pas, parce que même si vous m’abandonnez dans une vieille prison pourrie, Jésus viendra et me rendra visite. Il enverra Son ange et je ne serai pas seul !’ Alors il lui a dit : ‘Si je ne peux pas te bannir, si je ne peux pas confisquer tes biens ni t’emprisonner, alors je vais te faire mourir !’ Il répondit : ‘Monsieur l’empereur vous ne le pouvez pas non plus parce que j’ai déjà la vie éternelle !'
 Mes amis, quand vous avez le sang de Jésus, vous avez tout ! Arrêtez de penser qu’il vous manque ceci ou cela. Lorsque vous avez reçu le sang de Jésus, vous avez reçu tout ce qu’il vous faut pour vivre sur cette terre et dans l’au-delà. Le sang n’est pas une chose anodine. Le sang est important et ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que le sang a une voix ! Il parle. 
Il y avait deux hommes : Abel et Caïn.
Tous les deux ont décidé de donner une offrande à l’Eternel. Abel a pris ce petit agneau qu’il aimait tant et l’a sacrifié à l’Eternel. La Bible dit qu’un parfum de bonne odeur est monté vers Dieu et que Dieu a agréé son sacrifice. Caïn lui, a pris des fruits et les a donnés en offrande à l’Eternel. Mais Dieu lui a dit : ‘Je ne peux pas agréer ton sacrifice. Repens-toi, change, si tu agis bien j’agréerai ce que tu fais, mais si tu ne fais pas bien, le péché couche à ta porte et ses désirs se portent vers toi !’ Mais Caïn n’a pas voulu offrir à Dieu autre chose que des fruits. Il n’a pas voulu payer le prix ; et un jour qu’il se promenait dans les champs, plein de jalousie et de haine, il s’est jeté sur son frère et l’a tué. Le sang d’Abel a coulé et s’est répandu sur la terre. Et Caïn est rentré à la maison comme si de rien n’était, mais Dieu lui a dit : &quot;Caïn, Caïn qu’as-tu fait, car le sang de ton frère Abel crie de la terre jusqu’au ciel. La voix du sang d’Abel crie jusqu’à moi.&quot; Mes amis, le sang a une voix et il crie quelque chose. Abel était innocent, juste et droit et son sang a crié jusqu’à Dieu. 
Mais la Bible dit que : &quot;le sang de Jésus-Christ crie plus fort que celui d’Abel&quot;. Jésus était lui aussi un homme droit, innocent et juste, mais voyez-vous, son sang ne crie pas le même message. Celui d’Abel crie : ‘Justice ! Jugement ! Condamnation ! Vengeance !’ Mais le sang de Jésus, lui, crie : ‘Pardon ! Réconciliation ! Miséricorde pour tous les hommes ! Victoire !’ Le sang de Jésus parle de l’amour de Dieu pour nous. Il crie plus haut et plus fort ! Il dit à l’humanité qu’il y a réconciliation entre Dieu et les hommes, que quiconque vient sous ce flot sera sanctifié, purifié, lavé, changé. Il crie le pardon, la grâce, que Dieu est amour et qu’Il aime Sa création. 
Rappelez-vous, lorsque le peuple de Dieu était esclave en Egypte, Dieu leur envoya Moïse qui alla dire à Pharaon : ‘Laisse partir mon peuple !’ Investi de la puissance de Dieu, il a déployé devant Pharaon 9 plaies qui étaient des prodiges hors du commun comme le monde n’en connaîtra jamais. Pourtant rien n’a changé. Toute l’eau d’Egypte était devenue rouge, mais rien n’a changé. Toute l’Egypte était dévorée par les grenouilles, par les mouches venimeuses, tous les troupeaux étaient morts, mais rien ne s’est passé ! Personne n’a été libéré ! 
Parce que tout commence avec le sang. Dieu a dit dans Exode 12 : ‘Mes enfants, célébrez maintenant la Pâque de l’Eternel’ Vous prendrez un agneau sans défaut ...on prendra de son sang, on en mettra sur les linteaux des portes des maisons... Cette nuit-là, je frapperai tous les premiers-nés du pays d’Egypte et j’exercerai des jugements contre tous les dieux de l’Egypte. Je suis l’Eternel. Le sang vous servira de signe ; je verrai le sang et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise quand je frapperai le pays d’Egypte.» Ce n’est qu’à la dixième plaie, quand le sang a coulé, que le peuple a été libéré, pas avant ! 
4 choses à propos de la Pâque de l’Eternel : 
1 - Dieu a ordonné au peuple d’Israël de prendre un agneau sans défaut. J’ai eu l’opportunité de prendre un petit agneau dans mes bras et de lui donner le biberon. Il était si petit, si tendre, si innocent ! Voyez-vous, Dieu a pris le symbole même de l’innocence, de ce que vous ne voulez surtout pas sacrifier. Si vous deviez sacrifier une bête, ce serait sûrement cette vieille biquette toute bouclée, qui a fait déjà dix portées, qui a des mamelles qui descendent déjà jusqu’à terre, qui ne voit plus rien la pauvre, et qui marche tout de travers, mais pas un agneau ! Mais Dieu a dit : l’agneau le plus pur et le plus parfait de votre troupeau, c’est celui-là que vous sacrifierez. Parce que l’agneau, c’est le symbole de Jésus, l’Agneau de Dieu. Celui qu’on n’aurait jamais voulu sacrifier. N’importe qui, mais pas ce Jésus qui faisait tant de bien, qui aimait en tout temps et en toutes circonstances. Mais Dieu a dit : c’est cet agneau-là, pur et parfait que j’offre à l’humanité. 
2 - Il a dit : &quot;Vous le mangerez entier, vous n’en laisserez rien&quot;. Dieu ne veut aucun gaspillage. Dieu a donné Son fils, et ce n’est pas pour que nous ignorions ou méprisions Son sang, mais c’est pour que nous respections ce sacrifice et que nous en réalisions sa valeur ! Dieu ne veut aucun gaspillage, ce qui veut dire qu’Il veut que vous utilisiez ce sang précieux ! Il s’attend à ce que vous l’appliquiez sur les linteaux de votre maison, que vous le plaidiez sur vos enfants, et que vous l’utilisiez comme arme contre l’ennemi. Parce que Dieu ne veut pas de gaspillage de Son sacrifice ! Utilisez le sang ! 
3 - Exode 12:2
“ Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois; il sera pour vous le premier des mois de l'année. ” 
Cela parle du changement. Lorsque vous avez accès au sang de Jésus, lorsque vous avez accès à cette Pâque, c’est un nouveau commencement. Vous entrez dans une nouvelle étape, une nouvelle dimension, une nouvelle vie ! Vous commencez tout à zéro. C’est la Pâque de l’Eternel ! Les choses anciennes sont passées, toutes choses sont devenues nouvelles. Votre calendrier est nouveau. Adieu l’héritage de vos pères, la malédiction de vos parents. &quot;Ce sera pour vous le premier des mois de l’année&quot;.
4 - Il est dit : &quot;Lorsque vous mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la Pâque de l’Eternel.&quot; Qu’est-ce que ça veut dire ? Pourquoi n’a-t-on pas le droit de manger la Pâque en pantoufles et en pyjama ? Pourquoi doit-on manger avec ses chaussures, ses vêtements, les reins ceints et son bâton à la main ? Lorsque vous dînez chez vous, vous ne mangez pas debout, avec une assiette au coin de la table, avec votre manteau, votre sac et votre chapeau ? Non ! Vous vous changez, vous vous habillez confortablement. Vous préparez un bon petit repas, vous allumez une chandelle, peut-être la télévision, et vous vous asseyez sur un bon coussin. Vous prenez vos aises ! Mais Dieu dit : Non, non, non ! Lorsque vous mangez la Pâque de l’Eternel, ce n’est pas comme ça que vous la mangerez. Vous la mangerez comme quelqu’un qui est prêt à partir. Mais à partir de quoi ? Partir loin de ses problèmes, partir loin de ses défaites, partir loin de tout ce qui ne va pas ! Quelqu’un qui est prêt à être transporté du royaume des ténèbres dans le royaume de la lumière de Son fils bien-aimé. 
Mes amis, la Pâque cela veut dire ‘passer’. Lorsque nous mangeons la Pâque, nous sommes prêts pour le meilleur, pour notre victoire. C’est pourquoi, quiconque la mange en pyjama ne comprend pas ce que signifie la Pâque. Parce que la Pâque de l’Eternel ne veut pas dire rester là où vous êtes. Dieu vous amène ailleurs, dans votre destinée, dans votre Canaan. Cette nuit-là, les gens ont mangé et se sont tenus prêts. L’ange de la mort est passé, et la seule chose qu’il cherchait, c’était de savoir s’il y avait le sang ou s’il n’y avait pas le sang. Il fait exactement la même chose aujourd’hui. S’il y avait du sang, il passait. S’il n’y avait pas de sang, il entrait. Mes amis, je vous parle du Précieux sang de Jésus. 
Ce message est extrait de la revue proposée gracieusement par l’église Parole de Fo à Parisi du pasteur Salvaraj Rajiah et de sa femme Dorothée. 

Source : Revue Parole de Foi - Dorothée RAJIAH
]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jan 2009 02:09:24 -0700</pubDate>
        <category>Enseignements/teachings</category>
      </item>
      <item>
        <title>L&#39;hymne à l&#39;amour</title>
        <link>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=3</link>
        <guid>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=3</guid>
        <description><![CDATA[Si je vous dis : J’irais jusqu’au bout du monde, je me ferais teindre en blonde, si tu me le demandais, j’irais décrocher la lune, j’irais voler la fortune, si tu me le demandais. Je renierais ma patrie, je renierais mes amis, si tu me le demandais. On peut bien rire de moi, je ferais n’importe quoi si tu me le demandais… Piaf : l’hymne à l’amour, et ceux qui ont vu le film, La Môme, sont d’accord pour dire que Clotilde Coureau y est excellente ! 
 
On trouve dans La Bible un autre Hymne à l’amour, avec les premiers versets écrits sous forme poétique, et dans ce ch l’amour y est plus exalté que dans aucune autre des lettres de Paul. Mais le but de cet hymne n’est pas tant de chanter l’amour que d’encourager les chrétiens à aimer. 
Lisons 1 Co12.31b à 14.1a. Lisons aussi Ro 5.5 et Ga 5.22.
 
 
A. Situons ce chapitre dans son contexte. Depuis le début de la lettre, Paul s’adresse aux Co pour les exhorter à vaincre leurs rivalités, et une apparence de spiritualité dans une attirance excessive pour les charismes. Dans les ch 12 et 14, Paul explicite ces différents dons, que nous sommes appelés à exercer. Et entre ces 2 ch, vient s’intercaler cet hymne à l’amour. 
Pourquoi à cet endroit là ? Les Co exercent ces dons, ces charismes, mais sans amour. Ils accordent plus d’importance à l’exercice des dons comme étant l’apparence d’une marque de grande spi, qu’à la motivation qui devrait les pousser à exercer ces dons. 
 
Dans les V 1 à 3 : Paul les reprend donc fermement, même avec sévérité : ce type d’exercice des dons, c’est du vent, du vide, parce que vos motivations sont mauvaises, il va même jusqu’à dire : vous pourriez même donner tous vos biens, si votre moteur n’est pas l’amour, cela ne sert à rien. Paul ne dit pas que les dons ne sont pas bons, son intention n’est pas d’en contester la valeur, sinon il n’inviterait pas les chrétiens à les désirer ardemment. Mais il s’efforce de les replacer dans leur vraie perspective en leur faisant comprendre que l’essentiel n’est pas l’exercice de tel ou tel don, mais la pratique de l’amour. Il leur fait comprendre qu’on peut aspirer aux dons spirituels et les exercer sans amour, ce qui leur enlève toute valeur aux yeux de Dieu. Il souligne avec force la supériorité de l’amour sur les dons. 
 
Ce que Paul cible chez les Co, c’est ce manque d’amour, le manque d’agape, qu’il appelle lavoie par excellence. Il les place devant la réalité quotidienne dans laquelle l’amour doit se manifester. Il les invite à s’interroger sur la manière dont ils se comportent à l’égard de leur prochain. Paul emploie presque uniquement des verbes d’action qui décrivent des comportements et non des sentiments. Ce qui intéresse Paul, ce ne sont pas les sentiments que peuvent éprouver les chrétiens, mais les comportements que Dieu attend d’eux.
Le terme qu’utilise Paul est agape, longtemps traduit par charité, pour éviter la confusion avec l’amour eros. Mais en français moderne, charité a pris un sens trop restreint, celui de bienfaisance, de compassion active pour les malheureux. Le mot amour a, au contraire un sens trop large, j’aime mes enfants, mon prochain, les pommes, le sport, un film ou mon chez-moi. Mais le français n’ayant pas d’autre terme, les traducteurs ont choisi de conserver la traduction amour, en explicitant à la suite de Paul, ce qu’aimer veut dire.
 
Ce qu’on peut déjà dire, avant d’en voir la description précise qu’en fait Paul dans ce ch, c’est que cet amour agape exprime toute la volonté de Dieu, c’est l’amour que Dieu Le Père a pour nous en donnant Jésus, que Jésus a eu pour nous en se donnant, et que le Saint Esprit a pour nous en venant habiter en nous et en manifestant Jésus sur cette terre. Et c’est ce même amour qui doit sous-tendre tout ce que nous sommes et ce que nous faisons. 
 
Nous avons vu que sans cet agape, volonté de Dieu pour nous tous, nos œuvres sont du néant. 
 
Nous allons maintenant voir en détail, quelles sont les caractéristiques de cet amour agape que Paul personnifie, celui qui aime (BFC). Puis nous verrons comment il nous est possible de le vivre, de laisser mûrir en nous ce fruit de l’Esprit. Cela nous est demandé, ce n’est pas une option. L’agape, comportement, est un fruit qui mûrit progressivement en nous par l’Esprit de Dieu, si nous collaborons avec Lui. 
 
Je vous encourage donc, avec l’aide du Saint Esprit, à retenir dans ces caractéristiques, 2 points, un premier que vous pratiquez déjà, pour lequel vous pouvez être reconnaissants, et dans lequel je vous encourage à persévérer, et un second que vous allez cibler, parce qu’il vous est beaucoup plus difficile à pratiquer. Et pour lequel vous pouvez prier plus particulièrement, et vous appliquer à le mettre en pratique, en laissant Dieu transformer votre coeur. N’en ciblons pas trop en même temps, sinon c’est le découragement assuré. Et même si nous nous heurtons à certaines difficultés depuis longtemps, soyons encouragés, l’agape est possible, par l’Esprit de Dieu en nous.
 
 
B. Voyons maintenant le descriptif de cet amour agape, ou plutôt de celui qui aime : nous avons d’abord 8 caractéristiques en opposition, avec l’amour, puis 8 qui sont en accord qu’on retrouve dans Ga 5.22. Voyons d’abord ce qui est en opposition avec le comportement amour.
 
Paul nous signale 8 façons d’agir qui sont en contradiction avec l’amour. Il en écrit également aux Ro, un résumé : 13.10 : l’amour ne fait pas de mal au prochain.
- L’amour ou celui qui aime n’a pas de passion jalouse : le terme utilisé a le sens de jalouser ou envier. Celui qui envie l’autre, ses biens, sa position… perd sa capacité de l’aimer. Il devient un rival.
- L’amour ou celui qui aime ne se vante pas : ne plastronne pas ou ne fanfaronne pas. Le terme utilisé évoque la légèreté, la frivolité de celui qui cherche à briller devant les autres. Celui qui est soucieux de se faire admirer ne peut plus se soucier de l’autre. L’amour, au contraire agit avec discrétion : quant tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite.
- l’amour ou celui qui aime ne se gonfle pas d’orgueil : image de l’enflure qui évoque l’homme rempli de sa propre importance. Mais le malheur veut que l’orgueilleux ait besoin de mépriser les autres pour s’assurer de sa grande valeur ! et les faiblesses et les fautes d’autrui lui permettent d’affirmer sa supériorité, jusqu’à en devenir arrogant. Il est difficile d’aimer ce qu’on regarde de haut, car le mépris détruit le respect de l’autre. Souvent dans le NT , l’amour est associé à l’humilité.
 
V5 : l’amour ou celui qui aime ne fait rien d’inconvenant : le verbe utilisé signifie se comporter de manière honteuse ou déplacée, avec un manque de considération pour le prochain. Ce qui importe n’est pas tant la valeur donnée aux convenances que le respect dû aux autres, le souci de ne pas les offenser.
- l’amour ou celui qui aime ne cherche pas son intérêt : littéralement il ne recherche pas les choses siennes. C’est l’égoïsme qui est visé ici, l’attitude de ceux qui ne s’intéressent qu’à eux-mêmes et considèrent l’avantage qu’ils pourront tirer, et tant pis si c’est au détriment des autres. 
- l’amour ou celui qui aime ne s’irrite pas : le verbe est paroxuno, qui a donné en français paroxysme, et qui évoque une réaction ou des sentiments violents. Il décrit celui qui réagit instantanément et de façon excessive aux contrariétés ou aux provocations. Et c’est un obstacle à l’amour.
- la caractéristique suivante est traduite de diverses manières : Le terme grec utilisé est un terme de comptabilité, son sens premier est compter, calculer et la traduction la plus juste serait ne tient pas le compte du mal. Cependant en français, ne pas tenir compte de qqchose revient à dire qu’on l’ignore, alors que là il n’est pas question d’ignorer le mal, mais de ne pas le comptabiliser, de ne pas inscrire le mal qu’une personne a fait sur son compte, dans le sens d’imputer. Quand on aime qqun, on ne tient pas un compte de ses fautes, et cela implique donc qu’on ne rumine pas le mal qu’on a subi, qu’on n’entretient pas le ressentiment, qu’on ne garde pas rancune.
 
V6 : l’amour ou celui qui aime ne se réjouit pas de l’injustice : le mot grec a un sens plus large qu’en français, il signifie effectivement ce qui est contraire à la justice, mais il désigne aussi plus généralement le mal, le péché. Il arrive que les souffrances ou les fautes des autres suscitent en nous une joie mauvaise, leurs fautes nous donnent un sentiment de supériorité ou la satisfaction de les avoir bien jugés, ou une réponse à un désir de vengeance.
 
- puis il y a un mais, ce mais fait la transition entre ces comportements opposés, et nous parlons donc maintenant des comportements en accord avec l’amour : il se réjouit de la vérité : la vérité est opposée à l’injustice et non au mensonge, donc comme étant un comportement. Jean parle de faire ou pratiquer la vérité ou de marcher dans la vérité. Et cette vérité suscite une forte joie chez ceux qui aiment, Paul utilise un verbe avec un suffixe qui souligne la plénitude, l’intensité de l’action pour décrire cette réjouissance de la vérité.
 
V4a: ce qu’aimer veut dire : V4: Paul mentionne d’abord deux caractéristiques de l’amour : la patience et la bonté. La traduction plus juste serait l’amour prend patience ou endure avec patience. C’est un verbe actif, l’accent est mis sur la façon d’agir et non sur un état. Il n’y a donc rien d’irréversible pour qqun qui se dit impatient de caractère ! 
V7 fin et 8 - l’amour ou celui qui aime fait preuve d’endurance en toute circonstance : c’est un mot du langage militaire, qui implique une résistance active aux assauts de l’adversaire : endurance, fermeté, persévérance, et non pas une patience résignée, qui subit passivement. On retrouve la même idée qu’au début du passage, l’amour endure avec patience et persévérance, et il termine avec cette notion d’éternité dans l’amour 
V8 : id fin du v 13 : l’amour ne succombe jamais, ne s‘écroule jamais, et au v13, est éternel,
(terme utilisé est demeure, l’opposé de s’écroule): au début du ch, Paul a relativisé les charismes par rapport à l’amour dans notre pratique quotidienne, ici il le fait dans la perspective de l’éternité. Les charismes sont provisoires, ils seront abolis, l’amour demeurera éternellement, c’est la réalité la plus solide, la plus éternelle.
 
V4. Quant à l’adjectif traduit par bon, il évoque le comportement de D à l’égard des humains et traduit par lent à la colère, qui supporte avec endurance. C’est davantage une patience exercée à l’égard des personnes que des circonstances. Le verbe qu’emploie Paul ensuite décrit la manière d’agir de Dieu envers Son peuple, ou le comportement produit par le SE chez les croyants (Ga5.22). Il indique la bonté, qui consiste à se mettre au service des autres. On peut donc traduire celui qui aime agit avec bonté ou se met au service des autres. Dans d’autres passages de Paul, on retrouve la patience et la bonté réunies, comme deux caractéristiques fondamentales de l’amour.
 
V7 : Dans ce verset, Paul résume en 4 courtes phrases ce qu’aimer veut dire, et comment l’amour s’exprime dans toutes les situations. Il le fait par 4 verbes accompagnés du même mot, panta, utilisé comme un adverbe qui signifie entièrement, dans tous les cas, traduit dans certaines versions modernes par en toute circonstance, jusqu’au bout, en toute occasion ; et qui nous parle de cet amour inconditionnel.
- l’amour ou celui qui aime pardonne tout : Le premier verbe signifie couvrir dans les sens de protéger ou cacher. Cacher se retrouve dans les Pr ou Pi, l’amour couvre une multitude de péchés, dans le sens où il n’y a aucun péché trop grave qui ne puisse être pardonné, sous condition d’une vraie repentance.
- l’amour ou celui qui aime croit tout : Paul ne parle pas d’une crédulité naïve, prête à avaler toutes les excuses ou les mensonges ou à courber la tête devant toutes les injustices. Le verbe utilisé veut dire : faire confiance, l’amour fait confiance en toute circonstance, sans méfiance, sans soupçon. Mais attention, l’amour croit tout ne veut pas dire accepte tout et n’importe quoi, cet amour qui croit tout s’associe à la sagesse pour discerner la vérité et poser les limites nécessaires au respect de chacun.
- l’amour ou celui qui aime espère en toute circonstance : là non plus, il ne s’agit pas d’espérer n’importe quoi, de rêver, mais de ne jamais désespérer de Dieu, qui tient Ses promesses et n’abandonne jamais les siens. Et cela doit permettre aux croyants de ne pas non plus désespérer des autres, Dieu use de patience envers eux aussi, Il peut changer les cœurs et les circonstances.
- Et on a déjà vu fait preuve d’endurance en toute circonstance
 
Voilà donc ces différentes caractéristiques du comportement agape qui nous est demandé, et sans lequel nos œuvres sont du vide. Et nous avons bien conscience qu’il est inatteignable par nos propres efforts, mais soyons encouragés, car ce comportement agape est un fruit qui mûrit en nous progressivement par l’Esprit de Dieu, si nous collaborons avec Lui. Et nous allons voir comment.
 
 
C. Ro5.5 nous dit que D a versé ou répandu Son amour dans nos cœurs par Son Esprit, non pas à petite dose, mais avec abondance. Nous pouvons aimer agape parce qu’Il nous a aimés le premier.Ga5.22 nous dit que le fruit de l’Esprit, c’est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi : les mêmes caractéristiques que celles que Paul vient de décrire. Il nous est parlé d’un fruit, du fruit de l’Esprit. On peut déjà préciser une chose, c’est qu’un fruit ne mûrit pas instantanément, et qu’il faut laisser le temps au temps. Cela ne veut pas, pour autant, dire que je reste inactif. 
 
 
Je nous poserai d’abord quelques questions : 
- est-ce que je veux vraiment avoir ce comportement et aimer toujours plus inconditionnellement ? ou est-ce que je me dis que, oui ce serait bien que je change, mais de toute façon, j’ai déjà essayé et ça n’a jamais marché, ou bien finalement ce n’est pas si grave, personne n’est parfait. Je peux aussi ne pas le vouloir vraiment, parce que j’ai peur, j’ai pu être blessé et je n’ose plus m’y risquer. Je peux trouver un tas de bonnes raisons pour ne pas vouloir le faire, et c’est pourquoi je repose la question : est-ce que je veux vraiment aimer inconditionnellement? 
- Et que je ne le veuille pas vraiment, ou que je le veuille, mais que je m’en sente incapable, il est important que je me souvienne que c’est Lui, c’est l’Esprit de Dieu en moi qui me donne le vouloir… et le faire.
- si j’ai répondu oui, alors quels sont les moyens que je mets en œuvre pour y parvenir ? qu’est-ce que j’ai à ma disposition et comment vais-je les utiliser ?
 
Si j’insiste sur ces questions, c’est parce que j’ai souvent remarqué qu’on peut être rempli de bonnes intentions avec un cœur énorme, mais que dans la pratique, on peut avoir du mal à aller jusqu’au bout de ces bonnes résolutions. Et c’est pourquoi je vous ai proposé de vous fixer un objectif précis, cibler une caractéristique précise sur laquelle vous voulez travailler, et voir comment vous pouvez le faire.
 
L’agape comportement est un fruit de l’Esprit qui mûrit progressivement en nous, si nous collaborons avec l’Esprit. 
 
 
Comment ? la ligne directrice, Léo nous l’a donné la semaine dernière : 
- dans un face à face d’abord avec nous-mêmes, où nous acceptons de voir, ce qu’il y a en nous, d’écouter ce qui se passe en nous, 
- puis dans un face à face avec Dieu, qui vient nous transformer , on va le voir plus bas, 
- et dans un face à face avec les autres, ces autres à qui nous allons nous lier, qui vont nous aider à apprendre cet amour inconditionnel, être en quelque sorte, notre terrain d’entraînement, comme nous le sommes pour eux.  
Léo nous parlait dimanche de cet exemple de Jacob qui a tant trompé, mais qui veut revenir vers son frère. Tout d’abord, il élabore toute une stratégie pour l’amadouer, puis dans ce face à face avec D, lutte contre ses propres peurs, abaisse ses propres résistances et capitule, et il vient simplement se prosterner devant son frère qui lui ouvre les bras. Ce face à face avec D (dans une lutte acharnée : je ne m’en irai que tu ne m’aies béni) a transformé sa façon de penser et son comportement.
 
 
Je terminerai donc avec ce face à face avec Dieu : que produit-il en nous ?
 d’abord, notre premier face à face nous a permis de naître de nouveau, (Jn 3) Christ est venu habiter en nous par Son Esprit et nous a régénéré, un nouvel arbre a été planté en nous. Et cet arbre planté dans le terrain qu’est notre cœur grandit, il est appelé à porter du fruit, c’est la destinée d’un arbre, porter du fruit, et autant que, possible, goûteux et savoureux.
 
- 1. dans ce face à face avec Dieu, la terre de notre cœur peut être travaillée, en profondeur, pour en arracher les mauvaises herbes, les mauvaises racines, ôter les pierres, si seulement nous laissons l’Esprit de Dieu nous sonder, sans résister et que nous acceptons de reconnaître ce qu’Il nous montre. Il ne le fait jamais pour nous condamner, nous écraser, mais toujours pour nous libérer. Ce peut être des temps de douce présence, de tendresse, mais aussi d’humiliation, de lutte. Puis laissons-nous remplir de son pardon, de son amour. Ne craignons pas ces face à face, ayons confiance en Son amour, laissons-nous convaincre de péché chaque fois que c’est nécessaire, et vivons une repentance libératrice, laissons-nous le temps d’aller jusqu ‘au bout du processus de repentance, examen de mon cœur, humiliation, restauration, et transformation de la pensée et du comportement. Et c’est un travail qui doit se répéter régulièrement, chaque fois que la mauvaise herbe repousse, les pierres remontent à la surface. 
 
- 2. la surface de la terre de notre coeur peut être attendrie pour laisser pénétrer l’eau et la nourriture dont les racines ont besoin pour que l’arbre soit nourri, et que le fruit puisse grossir, et arriver à maturité. Les jardiniers nous disent souvent qu’un binage vaut deux arrosages, le binage sert à aérer la terre, de manière à ce que l’eau, les engrais puissent pénétrer la terre. Et le binage doit être très régulier, et répété pour être efficace. Sur une terre trop dure, l’eau s’écoule comme sur les plumes d’un canard. Et dans ce cas, nous pouvons lire et relire la Parole, l’étudier, lire les meilleurs livres chrétiens, écouter cent mille messages, partager avec les plus grands hommes de Dieu, passer des heures en prière… si la surface de la terre est trop dure, rien ne pénètre. Laissons le divin jardinier biner la terre de notre cœur, en attendrir la surface pour que l’eau et la nourriture puissent pénétrer.
 
- 3. ces face à face avec Dieu nous procurent de plus le soleil, un fruit a besoin de soleil pour arriver à maturité. Et nous avons besoin de ce soleil qui nous apporte lumière et chaleur pour porter un fruit bien mûr et savoureux, remplir nos cœurs de cet amour inconditionnel. Nourrissons-nous de sa présence, de son amour. Et nous serons surpris de voir le fruit grossir, puis tout doucement venir à maturité. Et soyons reconnaissants . 
 
 
Alors osons prendre et reprendre autant que nécessaire, le risque de cet amour inconditionnel - - qui ne nuit pas à l’autre, parce que dépouillé d’égoïsme et d’orgueil, 
- qui lui fait du bien, durablement, sans condition aucune, et s’en réjouit. 
Prenons le temps de laisser l’Esprit de Dieu travailler en nous, en profondeur et plus superficiellement. Abreuvons-nous et nourrissons-nous, régulièrement, sainement dans Sa Parole, Sa présence. Laissons-nous réchauffer par le soleil de justice pour produire ce fruit juste et savoureux qu’est l’amour agape, tant par notre comportement que par l’exercice des dons. 
Collaborons avec L’Esprit de Dieu pour que ce fruit arrive à maturité. 
Et cette ville, et nos villages, et cette vallée, et le monde verront que nous sommes Ses disciples, à l’amour que nous aurons les uns pour les autres.
S : http://www.espace-evangile.net/index.php?page=l-hymne-a-l-amour
]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Jan 2009 07:14:13 -0700</pubDate>
        <category>Enseignements/teachings</category>
      </item>
      <item>
        <title>Les différentes formes d&#39;autorité dans l&#39;Eglise</title>
        <link>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=2</link>
        <guid>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=2</guid>
        <description><![CDATA[On peut classer ces différentes formes d’autorité au moins de deux manières : selon la source de cette autorité ou selon le but de cette autorité. 
 
Si on considère la source de l’autorité :
1. L’autorité peut être déléguée : pour une tâche ou une fonction (ancien, diacre…), l'Eglise va déléguer à une personne une certaine autorité afin qu'elle accomplisse cette tâche ou remplisse efficacement cette fonction. La source de ce type d’autorité repose sur une autorité supérieure. Nous rejoignons ici le modèle hiérarchique évoqué précédemment avec le centenier romain venu demander à Jésus de guérir son serviteur. « Car, moi qui suis soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres ; et je dis à l'un : Va ! et il va ; à l'autre : Viens ! et il vient ; et à mon serviteur : Fais cela ! et il le fait (Matthieu 8:9). » Ce centenier est inséré dans une chaîne d’autorité où chacun tire sa légitimité de son supérieur et lui est soumis en même temps qu’il a autorité sur ses subordonnés. 
Cette notion de délégation souligne paradoxalement le fait que l’assemblée est le premier relais de l’autorité du Christ.[1] Alors que le livre des actes nous apprend que Paul avait institué des anciens dans chaque Eglise lors de son premier voyage missionnaire (Actes 14:23), qu'il s'agisse de questions de doctrine ou de comportement, l'apôtre ne fait pas appel à eux dans ses lettres. Celles-ci sont d’ailleurs toujours adressées aux Eglises (pour la lettre aux Philippiens les évêques et les diacres sont mentionnés, mais après la salutation à l’ensemble de l’Eglise). L'Eglise de Corinthe connaissait des divisions, de l'immoralité, des procès entre membres, du désordre lors des assemblées, et jamais Paul ne fait appel aux anciens, évêques ou quelque autre responsable pour régler ces choses. La procédure d'excommunication de l’incestueux (1 Corinthiens 5) bien qu’engagée par Paul est ratifiée par l'assemblée. L’apôtre en appelle à un homme sage, non aux anciens pour régler une affaire entre frères. C'est toujours l'Eglise en tant que corps qui est interpellée. Ainsi les chrétiens doivent se reprendre les uns les autres, s'exhorter les uns les autres, se supporter les uns les autres, se pardonner réciproquement. A Philippes, Evodie et Syntyche sont exhortées à se réconcilier et l’apôtre demande à ce sujet l'aide d'une troisième personne dont on ne sait rien des responsabilités. C’est une réalité que l’Eglise doit prendre en compte dans son fonctionnement et son organisation. Cela implique aussi de la part des membres une plus grande responsabilisation. Ils n’ont pas à attendre du pasteur, des anciens la résolution de tous les problèmes. Même individuellement les membres n’ont pas à se défausser sur les responsables pour régler certaines situations dont ils ont connaissance et pour lesquelles la parole les appelle à agir en chrétiens spirituels (Galates 6:1). 
La délégation implique aussi que celui qui reçoit une autorité pour un ministère doit rendre des comptes. D’une manière générale l’assemblée doit avoir un certain contrôle sur l’exercice des ministères en son sein, y compris ceux des responsables, sans toutefois entraver leur marge de manœuvre. Il faut que ceux qui dirigent puissent diriger, ceux qui exhortent exhorter… Il serait bon de réfléchir à la manière dont les responsables d’Eglise rendent concrètement compte de leur ministère.
 
2. L’autorité peut être charismatique : c’est l'autorité que le Seigneur donne avec les dons spirituels pour que nous puissions les exercer. Chacun dans l'exercice de son don spirituel a une mesure d'autorité qui lui vient de Dieu. Cette autorité a trait à la fois à l’efficacité du don (la guérison effectivement opérée par celui qui a reçu ce don) et à sa reconnaissance par ceux qui en bénéficient (elle découle de l’efficacité manifeste du don). L’autorité charismatique et l’autorité déléguée devraient aller ensemble. L’assemblée discerne le don du Seigneur et délègue à la personne la responsabilité d’un ministère correspondant. Toutefois l’autorité peut-être déléguée pour une tâche ne nécessitant pas un don spirituel particulier, et un don spirituel peut s’exercer sans qu’il y ait obligatoirement un cadre formel nécessitant une reconnaissance de la part de l’assemblée (un don exercé très épisodiquement par exemple). Mais il convient de ne pas déléguer des tâches à des personnes n’ayant pas, sinon le charisme, au moins la compétence nécessaire. De même ne pas reconnaître officiellement certains charismes peut être dommageable pour l’Eglise et pour les personnes qui les exercent. 
Cette dimension charismatique de l’autorité nous introduit aussi dans une différence cruciale entre l’Eglise du Nouveau Testament et celle de notre époque. Le charisme et le ministère d’apôtre (au sens fort) par exemple n’existent plus. L’autorité qui reposait sur ces hommes autrefois ne repose sur aucun ministère comparable aujourd’hui. « Pour nous il n'y a pas de succession apostolique, mais le témoignage apostolique nous est conservé au moyen des textes du Nouveau Testament. L'autorité du Christ sur son Eglise est alors médiatisée par la Parole et par l'Esprit. La Bible fonctionne comme l'autorité objective, extérieure, et l'Esprit travaille au niveau de l'intériorité. Mais contre toute dérive illuministe, il faut affirmer que la Parole et l'Esprit sont liés. Ainsi, il n'y a plus, de nos jours, d'apôtres au sens fort. »[2] L’autorité charismatique, comme les autres formes d’autorité d’ailleurs, doit être régulée par la norme de l’Ecriture. Si cette régulation doit se faire pour toutes les formes d’autorité, la fascination que peuvent engendrer certains charismes la rend particulièrement nécessaire !
 
3. L’autorité peut être spirituelle : les deux premiers types d’autorité ne manquent pas de spiritualité bien sûr, mais ce que je vise ici c'est l'autorité personnelle de tout enfant du Seigneur, autorité qui croît avec sa maturité spirituelle. « Celui ou celle qui grandit au contact de quelqu'un lui reconnaît spontanément une autorité. »[3] C’est la reconnaissance de la présence et de l’action de Christ dans et à travers un frère, une sœur. Par sa sagesse, son discernement, son expérience, son écoute de Dieu et des autres, cette personne exerce une autorité spirituelle envers ceux qui la côtoient. La soumission à cette autorité est plus subjective, plus personnelle. Que quelqu’un accorde une autorité spirituelle à une personne qui a eu depuis des années une influence positive sur sa vie ne signifie pas qu’il en sera de même pour tous les autres chrétiens qui côtoient pourtant cette même personne.
Cette dimension doit se rajouter aux deux précédentes dans l’exercice du ministère des responsables. Ils exercent leur ministère par délégation et selon leur charisme, mais aussi avec une autorité spirituelle et personnelle. Ils sont mis en question personnellement dans l’exercice de leur ministère. C’est aussi pourquoi « le responsable doit prendre ses responsabilités devant Dieu […] et accepter de les assumer, sans se réfugier derrière une certaine autorité pastorale ou prophétique. »[4] 
Dans ces trois types d’autorité la source ultime est toujours Christ ; Christ est la tête de l’Eglise et la source de toute autorité déléguée, c’est son Esprit qui distribue les dons et c’est lui qui vit en chacun de ses enfants. Comme le dit Alain Nisus : « l'Eglise n'est ni une autocratie, ni une oligarchie, ni une démocratie, mais une christocratie. »[5] Lui seul détient une autorité absolue sur son corps. C’est pourquoi toute autorité humaine doit être relativisée. Il n’y a pas de pouvoir absolu, monarchique dans l’Eglise. Jésus interdit à ses disciples de se faire appeler père, maître ou directeur. L'autorité du chrétien ne trouve donc son origine qu'en Jésus le Christ, le crucifié ; c'est pourquoi le chrétien s'interdit toute volonté de puissance car la mort est inscrite à l'horizon de la victoire de Christ lui-même.[6] L’autorité du chrétien est à l’image de l’autorité qu’a exercée Christ. L'Esprit de Christ inaugure des temps nouveaux où les serviteurs et les servantes du Seigneur peuvent dans la soumission mutuelle participer pleinement à la vie du corps de Christ. 
 
Mais nous devons nous garder de tout angélisme. Dans l’Eglise comme ailleurs, l’autorité et le pouvoir peuvent être dévoyés. Les Diotrèphe aimant à être les premiers ne manqueront malheureusement jamais (3 Jean 1:9) et chacun doit être en éveil… quant à lui-même ! Comme le dit Jean-François Zorn, l'autorité « demeure un pouvoir dangereux parce que susceptible soit d'idolâtrer l'homme qui s’en saisirait, soit d’aliéner celui qui la suivrait. »[7] La tyrannie n’est jamais loin et on peut ici se référer à une première définition que Pascal en donne : « La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu'on ne peut avoir que par une autre. »[8] Ainsi vouloir imposer son autorité dans un domaine qui dépend d’une autorité déléguée sous prétexte qu’on aurait le charisme correspondant relève d’un esprit tyrannique. Et attendre de quelqu’un qu’il nous reconnaisse automatiquement une autorité spirituelle parce que nous exerçons une tâche qui nous a été attribuée par délégation l’est tout autant. 
(pour la suite cliquer sur le lien en bas de page)

________________________________________
[1] Alain Nisus, Sept thèses sur l’autorité dans l’Eglise, Cahiers de l’Ecole pastorale n°33, www.ecolepastorale.com
[2] Nisus, Sept thèses sur l’autorité dans l’Eglise
[3] Jean-François Noble, Autorité ou absence d'autorité des pasteurs, Hokhma n°66, 1997, p.75
[4] Nisus, op.cit.
[5] Nisus, op.cit.
[6] Jean-François Zorn, L’autorité pour le service, Hokhma n°66, 1997, p.56
[7] Zorn, p.55
[8] Pascal, cité par André Compte-Sponville, Valeur et Vérité, PUF, 1998, p.169

Extrait du Livre &quot;L'Eglise: Autorité, Direction, Ministère féminin&quot;, par Patrice Alcindor.
Si on considère les buts de l’autorité :
On peut distinguer, comme Tom Marshall, l’autorité de commandement, l’autorité d’enseignement et l’autorité spirituelle.[9]24. Nous nous proposons d’explorer ces trois types d’autorité à travers les Haustafeln (tables domestiques) que l’on trouve dans le Nouveau Testament. Ces tables domestiques recoupent en général trois couples qui nous semblent illustrer assez bien les trois types d’autorité et de soumission que propose Marshall. Le couple maître/esclave, le couple parent/enfants, le couple mari/femme. Nous nous limiterons ici aux éléments du texte de Colossiens 3:18 à 
 
1. L’autorité de commandement vise l’action, le faire. Les subalternes sont de simples exécutants, qui doivent comprendre les ordres et les appliquer. C’est la forme d’autorité qu’on peut être amener à exercer avec de petits enfants, pour les tâches simples et directes de la vie ordinaire ou lorsqu’il faut coordonner les efforts d’un groupe de personnes. Certaines situations d’urgence ou de crise peuvent avoir besoin de ce type d’autorité. On peut dire que l’efficacité immédiate est généralement le but de cette autorité. La relation maître/esclave repose en partie sur ce type d’autorité.
Dans l’antiquité l’esclavage, comme institution, établit un rapport de possession, d’asservissement des esclaves par leur maître. Toutefois Paul fait reposer la relation maître/esclave, sur un rapport de transaction et non pas d’appartenance. L’esclave n’appartient pas à un maître qui en dispose selon son bon plaisir, mais il fournit un travail qui mérite un salaire. Telle est pour Paul l’essence de la relation du maître et de l’esclave. C’est pourquoi dans l’exercice de son autorité le maître doit être juste et équitable. Il ne doit pas léser l’esclave qui le sert. Il doit lui reconnaître des droits et les respecter. Paul rappelle que le maître est lui aussi placé dans un processus hiérarchique où il est à son tour soumis à un maître : le Seigneur. En réalité, le maître et l’esclave ont tous deux le même maître. Dans la perspective de Dieu, ils sont l’un et l’autre ses serviteurs, il n’y a pas de différence de nature entre eux mais égalité de droits. Le seul véritable rapport d’appartenance est avec Dieu. 
 
La soumission des esclaves est dans l’obéissance volontaire (simplicité de cœur) qui ne cherche pas seulement l’approbation humaine. Le serviteur doit manifester sa soumission à l’autorité de commandement en faisant ce qui lui est demandé. Mais Paul précise que ce service doit s’effectuer dans la simplicité de cœur, c’est-à-dire sans arrière-pensée, sans faux-semblant. Il s’agit d’effectuer un travail qui ne se contente pas des apparences. Paul souligne une dimension importante qui conditionne cette soumission à l’autorité de commandement. Il faut servir Christ et non les hommes. Chacun est appelé à voir son travail comme un service rendu à Christ. Car la chaîne de commandement, que les hommes en soient conscients ou non, aboutit toujours à Christ. Nous travaillons tous sur la terre de Christ. C’est pourquoi le serviteur doit considérer non seulement sa rémunération terrestre mais aussi sa rémunération céleste. Certains diront que tel est l’opium du peuple : promettre une récompense dans l’au-delà afin de détourner les hommes du combat qu’ils ont à mener pour leurs droits ! Mais Paul nous dit : ne soyez pas esclaves des hommes, soyez esclaves de Dieu seul. La soumission à l’autorité de commandement n’est pas aliénation. 
 
Paul établit donc dans ce premier couple esclave/maître, couple caractérisé par l’autorité de commandement et la soumission d’obéissance dans l’action, un rapport autorité/soumission centré sur le faire. Dans ce rapport, la responsabilité de celui qui est en position d’autorité est focalisée sur la justice et l’équité au nom de l’égalité des droits de tous les hommes, et la responsabilité de celui qui est soumis est focalisée sur l’obéissance loyale, franche, en vertu de son service qui est toujours pour le Christ. L’exercice de ce type d’autorité est tout à fait légitime dans l’Eglise pour accomplir certaines tâches. Toutefois on ne doit pas abuser de l’autorité de commandement car elle « peut garder les gens enfermés dans une immaturité psychologique, parfois au point d’être incapables de prendre des décisions tout seuls ou d’assumer la responsabilité de leur propre vie. »[10] Le risque de l’esclavage n’est jamais très loin ! Ce type d’autorité doit en quelque sorte circuler dans l’Eglise au gré des tâches, des circonstances et des compétences de chacun. 
 
2. L’autorité d’enseignement poursuit un autre but que l’autorité de commandement. Il s’agit non pas de faire faire, mais d’apprendre à quelqu’un comment faire. Il y a transmission de savoir, de savoir-faire et de savoir être. Un des buts poursuivis par celui qui exerce cette autorité est de pouvoir se retirer et même de voir un jour celui qu’il a enseigné le dépasser. L’autorité des parents relève en grande partie de l’autorité d’enseignement. 
Paul exhorte ainsi les pères à ne pas irriter leurs enfants. Ce verbe peut être utilisé positivement ; il signifie alors stimuler, motiver. Ainsi Paul en 2 Corinthiens 9:2 parlera de l’exemple de la générosité des Corinthiens qui a stimulé, motivé les autres églises. Mais ici, le terme est employé dans un sens négatif. Paul pense peut-être à une stimulation trop forte ou trop omniprésente. Une stimulation qui finit par attendre de nos enfants la performance, qui les met sous pression avec le risque de les décourager. Notre responsabilité de parent est d’éduquer, d’élever nos enfants pour qu’ils deviennent des adultes. A ce titre nous exerçons auprès d’eux une autorité d’enseignement, de formation. Il faut veiller à ne pas faire d’eux des bêtes de courses soumises à la performance, au désir de perfection qui met sur eux un poids trop lourd à porter et les décourage. 
La responsabilité de celui qui est en position d’autorité est ici l’attention portée à ce que son action produit dans l’autre. Il recherche non le formatage, mais la construction d’une personne appelée à devenir un adulte responsable. L’obéissance des enfants, n’est pas l’obéissance des esclaves, elle est obéissance en vue de la croissance personnelle. En vue de son bien propre et non pas en vue du bien des parents. Si l’esclave est pris dans une obéissance qui profite premièrement à son maître, l’enfant est pris dans une obéissance qui lui profite à lui. Elle est obéissance aujourd’hui pour ne plus avoir à obéir demain. 
Mais Paul exhorte les enfants non seulement à obéir à leurs parents, mais à le faire en cherchant à faire plaisir à Dieu. Là encore, il me semble que l’autorité des parents est relativisée et mise en perspective. Chercher à faire plaisir à Dieu c’est paradoxalement s’affranchir du désir des parents et s’affranchir d’un mimétisme qui peut être mortifère. Si chercher à plaire aux parents est une bonne chose pour les petits enfants, en grandissant ils doivent s’affranchir de cela. A l’école, jusque dans l’adolescence, c’est souvent le désir des parents qui porte les enfants. C’est pour plaire à papa et maman qu’on persiste dans ses études, même si eux ne cessent de dire : c’est ton avenir… Toutefois on peut rester prisonnier de ce désir et continuer à vivre, même adulte, en prenant soin de ne jamais déplaire à papa et maman, qu’ils habitent à côté ou qu’ils soient à l’autre bout du pays et même, dans une certaine mesure, qu’ils soient vivants ou morts (on connaît les difficultés que cela peut engendrer dans les couples). La paternité de Dieu nous délivre de la tyrannie, volontaire ou non, du désir de nos parents selon la chair. 
 
L’autorité des parents diffère de celle du maître tout comme l’obéissance des enfants diffère de l’obéissance de l’esclave. Dans les situations d’enseignement, l’autorité de commandement est déplacée, contre-productive et même illégitime. Les enseignants dans l’Eglise ne doivent pas se limiter à communiquer des recettes. « Ils sont tenus de donner des raisons et des explications à ce qu’ils prêchent et ce qu’ils enseignent, en étant disposés à se laisser librement questionner par ceux qu’ils dirigent. »[11] Les personnes enseignées doivent recevoir l’enseignement dans un esprit de paix, en étant disposées à se laisser convaincre. Cette bonne disposition n’est en rien incompatible avec une saine vigilance et un désir de plaire au Seigneur et non à l’enseignant. Ainsi Paul demande aux croyants de faire preuve d'intelligence (1 Corinthiens 14:13,19 ; 1 Thessaloniciens 5:19-20), d'avoir un esprit critique par rapport à leurs dirigeants (1 Corinthiens 10:15 ; 11:13) et même de les mettre en garde (Colossiens 4:17). Il accepte que les destinataires de ses lettres puissent, sur les questions secondaires, ne pas partager ses points de vue alors même qu’il peut avoir sur ces points des certitudes (Romains 14:14) ! Recevoir un enseignement dans un esprit ouvert et bien disposé ne signifie pas automatiquement adhésion !
Dans cette relation, l’attention de celui qui est en position d’autorité est centrée sur ce qu’il produit chez celui qui lui est confié. La responsabilité de celui qui est soumis est centrée sur une obéissance à l’enseignement dans la recherche de l’approbation de Dieu. 
 
3. L’autorité interpersonnelle nous fait entrer dans une troisième dimension de l’autorité qui diffère fondamentalement des deux premières. Paul appelle les maris à aimer leur femme. L’amour dont il est question ici ne relève pas premièrement de l’amour romantique. C’est l’amour agapè, l’amour qui cherche le bien de l’autre, l’amour comme don de soi. « C’est un amour spontané et gratuit, sans motif, sans intérêt, et même sans justification. »[12] C’est un amour absolument premier, actif et non réactif. 
L’agapè est l’acceptation de l’autre en tant que personne. La capacité de le rencontrer comme quelqu’un dont l’existence a le même fondement ultime que la nôtre. C’est reconnaître en l’autre, au-delà même de son éventuelle méchanceté à notre égard, un frère uni à nous en une commune humanité. Dans le couple, cet amour vise à affirmer en l’autre son sentiment de sécurité et de valeur en mettant à son service toutes nos ressources. 
Dans cette forme d’autorité, Paul invite à concentrer l’attention sur soi-même. « Ne vous aigrissez pas contre elle. » Ainsi, si pour celui qui doit exercer une autorité de commandement, la première préoccupation doit être les droits de ses subordonnés, si pour celui qui doit exercer une autorité d’enseignement, la première préoccupation doit être ce qui est produit dans l’être de celui qu’il enseigne, l’attention de celui qui exerce une autorité interpersonnelle doit se porter sur sa propre vie intérieure, sa capacité à donner, sa capacité à nourrir des sentiments positifs envers celui ou celle qui est sous son autorité. Car contrairement à l’éros qui est une force d’affirmation, l’amour agapè (et c’est en cela peut-être qu’il est difficile) est un amour où l’ego, au lieu de s’affirmer, se retire.[13] C’est un amour qui accepte de ne pas faire usage de toute sa force, de tous ses droits, de toute son autorité. L’agapè est l’amour des crucifiés. Elle est le renoncement de celui qui a véritablement conquis l’essentiel. C’est pourquoi l’autorité inter-personnelle demande une grande maturité.
 
La soumission à cette autorité est tout à fait particulière et diffère fortement des deux soumissions précédentes. Notons tout d’abord que Paul ne dit pas aux femmes : « obéissez à vos maris ». Dans les relations interpersonnelles, qu’elles touchent aux relations de couple ou d’Eglise, l’obéissance n’a pas sa place. Le verbe se soumettre est conjugué à la voix moyenne, ce qui exprime le sens réfléchi. C’est à une attitude volontaire que les femmes sont appelées. Il s’agit de se soumettre comme il convient dans le Seigneur. Paul ne relie cette soumission ni à une infériorité, ni à un statut particulier, mais à une expérience spirituelle, à une attitude conforme à une vocation particulière. Rien n’est spécifié comme contenu de cette soumission. C’est une attitude de cœur qui touche l’ensemble de la vie de couple. Dans l’Epître aux Ephésiens Paul dira : « que la femme respecte son mari. » La soumission consiste alors à ne pas mépriser celui qui se fait serviteur, qui se donne dans un amour vrai et total. 
Dans la soumission spirituelle celui qui est soumis accepte de recevoir le don de l’autre comme un cadeau précieux qui doit être respecté et honoré. C’est l’acceptation qu’on ne vit pas par soi-même, mais qu’on reçoit d’autrui ce qui est essentiel pour sa vie. Il s’agit de renoncer à l’illusion de l’autonomie, du self made man/women et d’accepter de vivre dans la grâce. 
 
Les dirigeants d’une Eglise ou les chrétiens mûrs dans la foi ayant à exercer une autorité spirituelle doivent se garder d’une attitude dictatoriale. Ainsi un des chefs de file de la réforme radicale, Menno Simons écrivait : « L’autorité spirituelle n’a jamais pour but de faire rentrer le rebelle dans le rang ; son seul but est de permettre à la personne obéissante de vivre une vie sainte. Elle repose donc sur une soumission et une obéissance librement consenties. De plus, l’autorité spirituelle n’a que des moyens spirituels à sa disposition ; ses seules armes sont la prière, l’Ecriture, le conseil et la puissance d’une vie sainte. »[14]seraient invoquées pour appuyer des directives ou donner plus de force à des avis ou des opinions. »L’autorité interpersonnelle est particulièrement respectueuse des personnes, de leur intégrité physique, morale et spirituelle. Dans ce domaine les dirigeants doivent aussi veiller à ce que les personnes qui leur sont confiées n’entrent pas dans une soumission servile ou déresponsabilisante (dites-moi ce que je dois faire). Comme le dit Marshall, « les responsables d’Eglise qui ont à exercer une autorité spirituelle doivent donc vigoureusement se garder de la coercition et de la manipulation sous toutes leurs formes, que ce soit par la force de la volonté ou de la personnalité, par le charisme ou la réputation, par la pression du groupe ou celle des semblables. A fuir avec encore plus de force sont les prétendues révélations divines ou sanctions divines qui [15] Au contraire, l’autorité spirituelle, parce qu’elle est personnelle, s’expose et court le risque de la désapprobation, du désaveu. L’autoritarisme se cache derrière un personnage et n’ose pas montrer son vrai visage (ainsi Pinochet ou Ceausescu derrière leurs lunettes noires). En ce sens l’autorité relève de la personne, l’autoritarisme du personnage, de la fabrication. 
 
Si l’autorité de commandement est rapidement inadéquate dans les situations d’enseignement et de formation, elle est totalement inadaptée dans le couple tout comme dans le domaine spirituel ou moral. Dans cette triade (autorité de commandement / autorité d’enseignement / autorité interpersonnelle) on peut remarquer que l’efficacité immédiate semble décroître alors même que la part de relations humaines croît. 
 
Comme le laisse apparaître l’étude de ces tables, la soumission est à l’image de l’autorité : à la fois plurielle et toujours spécifique. Elle se doit d’être dynamique, participative et responsabilisante. C’est une relation de coopération en vue du bien commun. Elle consiste à reconnaître librement l'autorité de l'autre et lui permettre ainsi d'accomplir au mieux sa tâche (Obéissez à vos conducteurs et soumettez-vous à eux, car ils veillent sur vous en sachant qu’ils devront un jour rendre compte à Dieu de leur service. Qu’ils puissent ainsi s’acquitter de leur tâche avec joie et non pas en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage. Hébreux 13:17). 
Mais la soumission est toujours dans une tension dynamique avec la liberté. Soumission à une forme d’autorité selon son domaine spécifique et liberté vis-à-vis de cette autorité en dehors de son domaine. Une seconde définition de Pascal est ici tout à fait éclairante : « La tyrannie consiste au désir de domination, universel et hors de son ordre. »[16] Le tyran n'est donc pas celui qui veut commander, mais celui qui veut commander partout, dans tous les domaines. Ainsi dans les régimes totalitaires un seul parti monopolise tous les pouvoirs et demande une allégeance absolue des citoyens. Dans l’Eglise, un pasteur, un ancien ou un petit groupe de personnes peut monopoliser tous les pouvoirs. Ils peuvent penser qu’ils ont leur mot à dire sur tout… et que celui-ci est décisif ! Certes, comme le dit Paul, la soumission se doit d’être sans feinte et sans hypocrisie. L’apôtre Pierre renchérit en précisant que le serviteur doit se soumettre à son maître même si celui-ci est dur (1 Pierre 2:18) ! De son côté Montaigne remarquait : « Quiconque n'obéit aux lois que parce qu'elles sont justes, ne leur obéit pas justement par où il doit. »[17] Et Compte-Sponville de commenter : « Que resterait-il de la république, si l'on n’obéissait qu’aux lois qu'on approuve ? »[18] Mais nous ne pouvons en rester là. « Que resterait-il, inversement, de la liberté de l'esprit, s'il fallait approuver toutes les lois auquel on obéit ? »[19] En effet, si nous ne devons pas attendre de pouvoir approuver avant d’obéir, il ne nous est pas demandé d’approuver parce que nous devons obéir ! Certes il y a bien des cas où notre conscience nous interdit l’obéissance à des ordres contraires à notre morale par exemple, mais ils sont exceptionnels et ne remettent pas en question le principe. 
Ainsi, pour un serviteur, obéir à son maître ne signifie en rien qu’il approuve les ordres de celui-ci. De même, dans l’Eglise, se soumettre aux décisions des anciens ne signifie en rien qu’il faille les approuver. Mais inversement, refuser l’autorité d’un enseignant sous prétexte que sa vie n’est pas conforme à son enseignement, c’est faire acte d’insoumission. Tant que cette personne n’a pas été relevée de son ministère par l’autorité compétente, il ne nous appartient pas de refuser de l’écouter : à nous de ne pas l’imiter. Jésus disait à ses disciples : « Les spécialistes de la Loi et les pharisiens sont chargés d’enseigner la Loi transmise par Moïse. Faites donc tout ce qu’ils vous disent, et réglez votre conduite sur leur enseignement. Mais gardez–vous de prendre modèle sur leurs actes, car ils parlent d’une manière et agissent d’une autre (Matthieu 23:2). » 
 
Conclusion 
On pourrait définir l'autorité dans l’Eglise comme étant « le droit de servir, avec le pouvoir nécessaire pour assumer ce service, en vue de l’efficacité du groupe et de l’édification de tous ses membres. » L’autorité dans l’Eglise se révèle dans sa diversité comme un service et non comme une domination. C’est une autorité qui vient de Christ et à laquelle participent tous les membres du corps, chacun pour sa part. Les ministères spécifiques et les situations diverses manifestent la relativisation de l’autorité humaine en même temps que sa fluidité. Elle passe de l’un à l’autre au gré des circonstances, des tâches à accomplir et des situations. 
Toutes les formes d’autorité que nous avons évoquées cohabitent dans l’Eglise et toutes ont leur place. Mais il s’agit de garder à l’esprit qu’elles ne sont pas interchangeables. Ceci est essentiel afin d'éviter les diverses formes de tyrannie. Il convient en fait de rendre à chacun ce qui lui est dû. Aux coordinateurs l’obéissance pratique, aux enseignants l’écoute attentive, aux responsables le respect de leurs décisions, aux membres matures l’imitation de la foi, aux membres avec qui nous sommes en sympathie l’amitié humaine, à tous la charité (Rendez donc à chacun ce qui lui est dû : les impôts et les taxes à qui vous les devez, le respect et l’honneur à qui ils reviennent. Romains 13:7, Honorez tout le monde, aimez vos frères, craignez Dieu, honorez le roi. 1 Pierre 2:17).Ceci est parfois difficile, car dans l'Eglise nous avons tendance à demander à certains responsables de cumuler tous les types d'autorité. Nous rêvons de responsables ayant le don charismatique d’enseignement, l’autorité spirituelle pour les relations interpersonnelles et nous leur déléguons en plus l’autorité pour diriger la plupart des ministères de l’Eglise. Il ne faut pas s’étonner des dérives tyranniques de certains responsables… ou des phases de violence des membres qui succèdent aux phases de séduction. Le pasteur (ou l’ancien) d’aujourd’hui est beau comme l’était autrefois le roi… et il en perd parfois la tête !


________________________________________
[9] Tom Marshall, Savoir diriger dans l’Eglise et la société, Jeunesse en Mission, 1995. Toutefois les liens qu’il établit avec les divers termes grecs ne nous semblent pas probants. 
 
[10] Marshall, p.113
[11] Marshall, p.115
[12] Anders Nygren, cité par André Compte-Sponville, Petit traité des grandes vertus, PUF, 1995, p.414
[13] Voir les belles pages de Compte-Sponville, Petit traité des grandes vertus, p.411 et ss
[14] Menno Simons, cité par Marshall, p.117
[15] Marshall, p.117
[16] Pascal, cité par Compte-Sponville, Valeur et Vérité, p.167
[17] Montaigne, cité par Compte-Sponville p.177
[18] Compte-Sponville, p.177
[19] Compte-Sponville, p.177
]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Jan 2009 07:05:46 -0700</pubDate>
        <category>Enseignements/teachings</category>
      </item>
      <item>
        <title>Les disciplines de la vie spirituelle </title>
        <link>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=1</link>
        <guid>http://www.ma-famille.net/readarticle.php?article_id=1</guid>
        <description><![CDATA[« Exerce-toi à la piété ». 
Pourquoi parler des disciplines de la vie spirituelle ? 
a. Tout comme on ne devient pas un athlète accompli par magie, on ne devient pas un chrétien accompli par magie. 
Nous ressemblons parfois à des sportifs du dimanche qui voudraient bien être capables de courir aussi vite que Ussain Bolt, nager comme Michael Phelps mais qui ne penseraient pas un seul instant à se mettre à s’entraîner régulièrement et sérieusement. Et même lorsque nous y pensons, nous en avons le désir, mais nous ne mettons rien en œuvre. C’est Thomas à Kempis, un mystique allemand du 15ème siècle qui a écrit dans son ouvrage L’imitation de Jésus-Christ, « sache bien que l'ennemi travaille avec sagesse pour conserver ton désir du bien mais te rendre vide de tout bon exercice ». Satan peut se réjouir lorsque nous avons simplement ce désir : « je voudrais faire le bien, je voudrais être un homme, une femme de foi etc. ». Il sait que la plupart des chrétiens se satisferont de ce pieux désir ! C’est Dallas Willard, dans son livre L’Esprit des disciplines qui écrit : « La faillite humaine courante est de vouloir ce qui est bien et important, mais en même temps de ne pas se consacrer au genre de vie qui produira l’action que nous savons être bonne et les conditions dont nous voulons jouir… Nous désirons ce qui est juste, mais nous évitons la vie qui rendrait cela une réalité ». Certains cherchent le produit dopant qui pourrait faire des miracles. D’une part cela n’existe pas dans la vie spirituelle. Et d’autre part, même ceux qui gagnent en se dopant ont généralement une assez bonne maîtrise de la discipline. Vous pouvez vous doper tant que nous voulez si vous ne travaillez pas dur, vous ne risquez pas de gagner une médaille d’or aux J.O. La grâce de Dieu n’est pas de la magie. C’est dans l’exercice de notre piété, dans les disciplines de la vie spirituelle, que nous préparons le terrain à l’œuvre de la grâce en nous et à travers nous. 
b. Nous ne savons pas quand viendra l’épreuve. 
Un des secrets des grands champions : ils sont prêts pour les grands rendez-vous. Presque n’importe quelle équipe de première division peut battre le Real Madrid, l’Inter de Milan, ou Manchester United. Mais si vous n’êtes pas un grand club, vous n’avez aucune chance de les battre lors d’une finale de coupe d’Europe. En réalité, nous avons une besoin urgent de redécouvrir et de pratiquer les disciplines de la vie spirituelle, non comme des œuvres pour mériter la grâce ou quoi que ce soit de semblable, mais comme le cadre ou nous accueillons l’œuvre de la grâce en nous. Pratiquer les disciplines de la vie spirituelle, c’est ouvrir la porte à l’œuvre de l’Esprit dans nos vies, c’est nous préparer à être capables de faire face à l’adversité le moment venu. Jésus disait à ses disciples : « veillez et priez afin de ne pas tomber en tentation. L’Esprit est bien disposé, mais la chair est faible ». Jésus savait que sans la prière vigilante avant la tentation, ses disciples seraient incapables de résister au moment de la tentation. Contrairement aux athlètes nous ne savons pas quel sera le moment de l’épreuve. Et même sans parler de grande épreuve, nous ne savons ce que chaque journée nous réserve. 
Nous devons donc d’autant plus nous exercer à la piété. Dieu nous a donné les disciplines de la vie spirituelle comme un moyen de recevoir sa grâce. Les disciplines nous permettent de nous placer devant Dieu afin qu’il nous transforme. Elles nous placent là où il peut travailler en nous et nous transformer. Dallas Willard appelle cela la « grâce disciplinée » : c’est la grâce parce que c’est gratuit, elle est disciplinée car il y a quelque chose à faire. Jésus a dit à ses disciples qu’ils feraient les œuvres qu’ils l’ont vu faire et même de plus grandes encore. Mais cela implique que les disciples suivent Jésus et vivent une vie selon les mêmes principes que lui. Il s’agit pour nous, non pas de chercher à vivre au cas par cas selon ce que nous pouvons imaginer que Jésus ferait, mais d’adopter le style de vie qui a été le sien (par delà les différences culturelles entre le premier siècle en Palestine et le 21ème siècle européen, et au-delà de sa mission spécifique qui n’est pas la nôtre). 
Jésus a vécu d’une certaine manière et c’est cette façon de vivre qui lui a donné cette intimité avec le Père. Croyons-nous que la vie de Jésus, son ministère public, aurait pu être ce qu’il a été si Jésus n’avait pas passé du temps à jeûner, à se mettre à l’écart dans des lieux déserts ou sur la montagne, à passer certaines nuits en prière et à méditer l’Ecriture ? 
• Jésus a pratiqué ces disciplines : Croyons-nous vraiment que si Jésus a eu besoin de ces choses, nous pourrions nous, nous en passer ? 
C’est ce géant de la théologie (qui était d’ailleurs tout aussi imposant semble-t-il physiquement !) Thomas d'Aquin qui, rendant visite au Pape le trouva occupé à compter ses trésors : 
- Vous le voyez, dit le pontife au moine surpris, l'Eglise ne peut plus dire : je n'ai ni argent, ni or.- Cela est vrai, Saint Père, répondit Thomas, mais elle ne peut pas dire non plus : « Au nom de Jésus-Christ, lève-toi et marche ! » 
Si nous n’entrons pas dans la voie tracée par Jésus, si nous n’adoptons pas la forme de vie que Jésus a vécue (et ses disciples avec lui), n’espérons pas vivre ce qu’il a promis à ses disciples. 
Première discipline : la méditation de la Parole de Dieu. 
2 Timothée 3,14 : « Tu connais les saintes Ecritures qui peuvent te rendre sage en vue du salut ». 
Josué 1,8 : « Aie soin de répéter sans cesse les paroles de ce livre de la Loi, médite les jour et nuit afin d’y obéir et d’appliquer tout ce qui y est écrit, car alors tu auras du succès dans tes entreprises, alors tu réussiras ». 
Jean Chrysostome vivait à la fin du 4ème siècle. Né à Antioche il était devenu Patriarche de Constantinople. Prédicateur d’exception il était surnommé « bouche d’or ». Il écrit : « D’aucun parmi vous disent : Je ne suis pas moine, j’ai une femme, des enfants, et les affaires de mon foyer dont j’ai la charge. Mais c’est là ce qui détruit tout : tu estimes la lecture des divines Ecritures réservée aux seuls moines, alors qu’elle te serait bien plus nécessaire qu’à eux. Qui vit au milieu du monde et y reçoit chaque jour des blessures a bien plus grand besoin de remèdes. Aussi y a-t-il encore un plus grand mal à ne pas lire, c’est de croire la lecture vaine et inutile ». 
1. Pratiquer la discipline de la méditation, c’est apprendre à lire la Parole lentement et avec attention. 
« Nous nous taisons avant d’écouter, parce que nos pensées sont déjà dirigées vers le message (…) Nous nous taisons après avoir entendu la Parole de Dieu, parce qu’elle résonne, vit et veut faire sa demeure en nous. (…) Il est nécessaire d’apprendre à se taire à une époque où on a donné la première place au bavardage, chacun peut le voir, et seul l’acte spirituel du silence peut amener un résultat positif dans ce domaine ». (Dietrich Bonhoeffer, cité par Schweitzer). Tout d’abord nous devons dire qu’il faut du temps pour faire silence en nous. Pas forcément beaucoup de temps, mais au moins le temps de nous permettre d’être disposé. Quelqu’un a écrit : « Méditer, c’est laisser à Dieu le temps de parler, c’est à dire nous donner la possibilité de faire suffisamment silence en nous pour écouter ». Selon le moment de la journée, selon notre tempérament, nos préoccupations de la journée il nous faudra plus ou moins de temps pour apaiser notre esprit. Certainement le lieu où nous méditons peut aider en cela. 
Mais surtout nous devons apprendre à lire lentement et attentivement le texte. Trop souvent nous ne faisons que survoler la Parole, surtout les textes que nous avons déjà lus maintes et maintes fois. Je suis étonné combien il nous est difficile de lire et de comprendre ce que le texte biblique dit. Nous avons déjà toute une idée de ce que ce texte dit, en quoi il est un encouragement etc. La distance culturelle rend d’autant plus nécessaire cette lecture attentive. Et chaque détail d’un texte est important. Je réalise continuellement que des textes que j’ai lus et relus je ne les avais pas compris. Des détails importants m’avaient échappé et j’étais donc passé complètement à côté du sens du texte. Une lecture intelligente demande de lire lentement et attentivement. 
C’est Carl Jung qui a dit : « La précipitation n’est pas du Diable, c’est le Diable ! » (cité par Richard Foster, Celebration of discipline). 
• Pratiquer la méditation de la lecture de la bible c’est d’abord apprendre à lire plus lentement et plus attentivement. 
2. Pratiquer la discipline de la méditation, c’est apprendre à lire avec imagination. 
Apprendre à lire la Parole avec imagination, c’est comprendre qu’avant que la Parole de Dieu puisse pleinement habiter en nous, nous devons habiter en elle. Des siècles de rationalisme nous ont conduits à avoir, envers les livres sérieux, une attitude détachée, cérébrale. Nous sommes devenus des lecteurs « analystes ». Il ne s’agit pas de modeler la parole selon notre fantaisie, ce que nous faisons lorsque parfois nous sortons un verset de son contexte pour lui faire dire ce que nous voulons ou le faire « coller » à telle ou telle circonstance du jour. Ce n’est pas la bible qui doit venir épouser les contours de notre vie, de nos préoccupations du moment, c’est nous qui devons plonger dans la Bible. 
Comme le dit Eugene Peterson, « la bible nous inclus, toujours. Nos vies sont implicitement impliquées dans tout ce qui est dit et fait dans ce livre ». Il explique : « L’imagination est la capacité que nous avons de franchir les limites de l’espace et du temps, avec tous nos sens intacts, et d’entrer dans d’autres conversations et actions de Dieu révélées, nous retrouvant chez nous dans le pays de la bible » (A long obedience in the same direction).
Il m’a fallut beaucoup de temps pour comprendre la différence entre chercher à appliquer des versets de la Parole à ma vie : je suis préoccupé par ma relation avec mes enfants alors je cherche un texte qui pourrait m’encourager… Je tombe sur le texte : il ramènera le cœur des enfants à leur parents – Merci Seigneur, tu m’as parlé ! Mais c’est une toute autre chose en réalité que de me plonger moi dans le texte. 
Quelqu’un a dit que nous devons pénétrer le texte, nous identifié tour à tour aux personnages, aux situations « jusqu’à ce que l’ensemble du Nouveau Testament nous soit autobiographique ». Nous méditons et pénétrons la parole lorsque nous apprenons à devenir les contemporains d’Abraham, de David, de Jérémie, de Jésus et de Paul. 
Avons-nous déjà cheminé au côté d’Abraham se dirigeant vers le mont Morija pour y sacrifier son fils ? Avons-nous déjà fuit en compagnie de Jonas vers Tarsis ? Nous sommes-nous déjà arrêtés auprès de David gardant ses moutons puis plus tard, écrivant le psaume 23 : « L’Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien » ? Nous sommes-nous déjà approchés de la pécheresse pardonnée couvrant de ses larmes les pieds de Jésus au milieu d’un festin ? C’est Ignace de Loyola qui dans ses exercices spirituels apprenait à ses compagnons à entrer dans le texte biblique par leurs cinq sens. A voir les personnages, à écouter ce qu’ils disent, à sentir, goûter, toucher… Pénétrer véritablement le texte. L’habiter pour qu’un jour il nous habite. 
Surtout, nous sommes-nous arrêtés devant la crèche, sommes-nous allés au désert, avons-nous entendu l’appel des disciples, avons-nous contemplé la croix, sommes-nous rentrés dans le tombeau vide, avons-nous levé les yeux pour le voir disparaître dans la nuée ? « Dans la méditation nous grandissons dans ce que Thomas à Kempis appelle une amitié familière avec Jésus. Nous plongeons profondément dans la lumière et la vie de Christ et devenons à l’aise dans cette position » (Richard Foster, DSL p.19). 
• Il nous faut habiter la parole avant qu’elle nous habite. 
3. Pratiquer la discipline de la méditation, c’est apprendre une lecture qui forme notre prière. 
Ce n’est pas dans le but de rassembler des informations que nous méditons la parole. La bible n’est pas premièrement une source d’information. Dieu nous parle et nous invite à lui répondre. Il nous invite à le suivre, il nous fait des promesses, il nous reprend et nous confronte à ses commandements. Dieu ne nous parle pas d’idées, de concepts mais il nous parle personnellement et attends de nous une réponse. Une lecture de la bible qui ne provoque pas la prière n’est pas une lecture de la bible spirituelle. 
Lorsque je lis la bible, lorsque je la lis vraiment, que ce soit pendant 5 minutes ou 1 heure, je ne peux que poursuivre par la prière. Non pas en faisant une prière. Non ! En répondant à ce que je viens de lire par la prière. Le péché de David ne peut que m’ouvrir à mon propre péché, à ma propre inertie qui m’expose au péché lorsque je devrais être sur mon champ de bataille. La confession de David devient alors la mienne. L’enfant donné à Anne en réponse à ses supplications m’ouvre aux bénédictions de Dieu dans ma propre vie, etc. La prière est donc une marque importante de la discipline spirituelle qu’est la méditation de la bible. (Eugene Peterson parle de « méditation priée » ou de « prière méditée », cf. A long obedience in the same direction). 
On se demande parfois : « Combien de temps devrais-je passer à lire la bible ? » Le temps qu’il faut pour qu’elle te conduise à la prière. Si 5 minutes suffisent… Mais on n’est pas obligé de se contenter du minimum ! 
Il est important de résister à la tentation de lire beaucoup, de manière superficielle. Bien qu’il soit parfois nécessaire de lire tout un chapitre (parfois plus) pour pouvoir entrer dans le texte, le comprendre et l’habiter, et enfin finir par méditer sur une chose qui nous conduira à la prière. 
4. Pratiquer la discipline de la méditation c’est apprendre à lire dans le but de mettre en pratique, d’obéir dans notre vie de tous les jours. 
La méditation chrétienne, très simplement, est la capacité à entendre la voix de Dieu et à obéir à sa parole. La méditation de la Parole nous place devant Celui qui parle avec autorité. Il parle et nous obéissons. Et ses commandements ne sont point pénibles… « C’est merveilleux lorsque une méditation particulière conduis à l’extase, mais il est de loin plus commun qu’il nous soit donné une direction dans les problèmes humains ordinaires » (Foster). 
Un équilibre à trouver est celui de la mise en pratique en actes spécifiques et l’attention à la formation de notre caractère. Dieu ne veut pas seulement que je puisse pardonner à mon voisin qui m’a fait telle ou telle chose. Il veut que le désir de pardonner soit ancré dans mon cœur, que je sois façonné de telle sorte que pardonner m’apparaîtrait comme la seule option. Attentif donc non pas tant (ou pas seulement) à ce que Dieu veut que je fasse, dans tel ou tel cas, jour après jour, mais être attentif au genre de personne que Dieu désir que je devienne et ce que cela implique pour moi. Les deux choses ne s’excluent pas bien sûr. Mais même lorsque notre attention est sur quelque chose de précis, nous avons à être attentifs à ce qui doit se former en nous. 
Comme l’écrit Louis Schweitzer : « La méditation, c’est la rumination, l’appropriation personnelle de la Parole au point qu’elle devient la parole qui m’est adressée, qui me nourrit et me transforme » (Les chemins de la vie spirituelle, p.92). 
5. Pratiquer la discipline de la méditation, c’est apprendre à lire dans le but de contempler Dieu. 
Nous sommes profondément centrés sur nous-mêmes, avec une capacité infinie à transformer les meilleures choses en couverture pour notre péché. Ainsi, même les disciplines de la vie spirituelle peuvent devenir une façon de nourrir notre ancienne nature charnelle qui nous dit que nous devons être au centre de tout. 
&quot;Venez contemplez les œuvres de l’Eternel !&quot; 
Nous ne sommes pas au centre de nos disciplines spirituelles. Dieu est au centre. Il est la finalité de toute activité dans laquelle nous conduit l’Esprit. Contempler Dieu et ses œuvres. La méditation s’est ainsi devenir plus sensible à ce que Dieu fait qu’à ce que nous faisons : nos échecs et nos succès, notre péché, nos accomplissements etc. Dieu est au centre de sa parole et en la méditant il devient le centre de nos vies. 
La méditation culmine donc dans la contemplation de Dieu. Nous nous arrêtons et prenons conscience que Dieu est Dieu. Nous le contemplons comme celui qui est le créateur, le rédempteur, le Saint, le Juste, le Dieu d’Amour. Et nous goûtons la joie de sa présence. « Ce qui se produit en méditant, c’est que nous construisons l’espace émotionnel et spirituel qui permet à Christ de construire un sanctuaire dans notre cœur » (Foster p.20). 
Conclusion : 
Comme le dit Eugene Peterson, « l’oreille doit prendre le relais de l’œil » (Les trois angles de la croissance). La méditation, c’est la transformation de notre lecture en écoute. C’est, dans un sens, le processus inverse que celui qu’a suivi Job (mais pour le même but). Il disait, « mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu ». Pour nous il s’agit de dire : « Mon œil avait lu à ton sujet, mais maintenant mon oreille t’entends » ! 
L’oreille prend le relais de l’œil et fait appel au cœur. Ayant entendu Dieu, notre cœur se repose en sa présence. 
• Lentement et attentivement
• Avec imagination 
• En priant
• Pour obéir
• Pour contempler Dieu 

Les disciplines de la vie spirituelle 2.
Les disciplines de la vie spirituelle - La prière

1 Thessaloniciens 5,17
Philippiens 4,6

La semaine passée nous avons commencé à parler de la première des disciplines spirituelles qui est la méditation de la Parole de Dieu. Nous avons souligné qu’apprendre la discipline spirituelle de la méditation c’est apprendre à lire : 
• Lentement et attentivement : que dit le texte ?
• En le pénétrant avec imagination : habiter le texte pour qu'il puisse m'habiter
• En répondant dans la prière : quelle réponse ce texte m’invite à donner ?
• Pour obéir : qu’est-ce que je dois faire, demander à Dieu de faire en moi ?
• Pour contempler Dieu : quel visage de Dieu transparaît dans ce texte ?

Pourquoi les disciplines de la vie spirituelle ?

Les disciplines de la vie spirituelle sont un chemin de maturation.

Jésus lui-même a dit en Luc 6,40 : « Le disciple n’est pas plus que le maître; mais tout disciple accompli sera comme son maître ».
C’est une affirmation forte de Jésus. Tout disciple entré à l’école du maître et parvenu au terme de son apprentissage sera comme son maître. 

Malheureusement, comme l’observe Dallas Willard, « la foi aujourd'hui est traitée comme quelque chose qui devrait seulement nous rendre différents » (The Spirit of the Disciplines, p.9).

Mais « Jésus a réellement invité les gens à le suivre dans le genre de vie dans laquelle la conduite telle que aimer ses ennemis nous semblera la seule chose censée et joyeuse à faire. Pour une personne vivant cette vie, la chose difficile à faire sera de haïr l'ennemi, de renvoyer celui qui supplie, ou de maudire celui qui maudit, tout comme c'était le cas pour Christ. La véritable ressemblance à Christ, le véritable compagnonnage avec Christ, va jusqu'au point où il est difficile de ne pas répondre comme il l'aurait fait » (Dallas Willard).

L’apôtre Paul ainsi que l’auteur de l’épître aux Hébreux se lamentaient de ce que certains destinataires de leurs lettres auraient du être depuis longtemps des maîtres. Malheureusement ils ne pouvaient toujours pas supporter de la nourriture solide. Et l’auteur de l’épître aux Hébreux parlera ensuite (Hébreux 5,14) de ceux qui savent discerner le bien du mal, parce qu’ils ont « exercé » leur discernement. 

Il n’y a pas de croissance sans « exercice ». 

Ce compagnonnage avec Christ qui nous exerce, nous le vivons dans notre vie de tous les jours, et en particulier dans la pratique des disciplines spirituelles. « Nous rencontrons et demeurons avec Jésus et son père dans les disciplines de la vie spirituelle » (Dallas Willard). 

Le désir d'être comme Jésus est créé en nous par le Saint-Esprit au moment de notre naissance spirituelle. Mais nous devons mettre ce désir en acte, nous mettre en mouvement. 
Jésus nous a prévenu : « L'esprit est bien disposé, mais la chair est faible ».
C’est Dallas Willard qui souligne qu’être « remplis de l'Esprit touche aux intentions du cœur ; cela donne à une personne le désir d'être entraînée, mais le désir ne fait pas l'entraînement ».

Une des clés de la transformation intérieure est de faire des disciplines spirituelles quelque chose qui forme nos habitudes. 
Bill Hull fait une remarque très pertinente. Il écrit : « S'entraîner à la sainteté est très différent d'essayer d'être saint. Essayer d'être saint ne marche pas, s'entraîner oui » (CTL p. 78). Il poursuit : « Je pense que les chrétiens devraient arrêter d'essayer d'être saint et commencer à pratiquer les disciplines qui forment le chemin jusqu'au cœur de Dieu et nous transforment à sa ressemblance » (Hull p.78).

Les disciplines spirituelles travaillent donc indirectement. Elles mettent en marche une série d'événements positifs qui renforcent et transforment notre caractère. Comme le dit encore Bill Hull, « c'est un mystère la manière dont la lecture, la mémorisation, et la méditation de l'Ecriture peuvent transformer notre pensée et notre comportement, mais elles le font » (Choose the life, page 66).

Tout au long des siècles l’Eglise a souligné combien nous devons lutter contre la chair, contre le monde et contre Satan.
Les disciplines spirituelles sont le lieux où, par la grâce de Dieu, la puissance de la chair est brisée, l’attrait trompeur du monde est révélé et ou Satan est démasqué. « Les disciplines spirituelles sont essentielles pour délivrer l'être humain du pouvoir concret du péché (D. Willard, p. 63) ».

Quelles disciplines ?

Il y a en fait de très nombreuses disciplines spirituelles. Selon les auteurs qui en parlent au cours des siècles on en compte entre 12 et 20. L’étude de la bible, la méditation, la mémorisation, la prière, l'adoration, l'évangélisation, le service, le jeune, le silence, la solitude, tenir un journal, la soumission, la simplicité etc.
Dans son livre Les trois angles de la croissance, Eugene Peterson fait remarquer, je crois très justement, qu’il y a deux disciplines de base. La méditation de la Parole et la prière. Les autres disciplines sont comme les outils complémentaires du jardinier, ou de l’artisan. Il les utilise selon les besoins et les occasions. Certains outils il ne les utilise que rarement (alors même qu'un de ces collègue peut les utiliser fréquemment !). Mais il sait qu’il les a et à quoi ils servent. Et s’il en a besoin il n’hésitera pas à les utiliser. Il en utilise d’autres intensément à certaine période puis les utilise beaucoup moins.
Nous devons avoir la même liberté avec les disciplines de la vie spirituelle. Il y a les disciplines de base, qu’il nous faut cultiver toute notre vie. Et il y a les autres disciplines que nous utiliserons avec sagesse selon les moments de notre vie, avec intelligence et discernement. 

Les disciplines un moyen et non pas un but.

Avant de parler de la seconde discipline spirituelle je voudrais encore faire une remarque : 
En parlant des disciplines nous devons toujours nous souvenir qu’elles ne sont que des outils. « Le but et la substance de suivre Jésus n'est pas la prière, l'étude de la bible, où la méditation. Le rôle de ces disciplines spirituelles est de servir le plus grand but qui est de connaître Dieu » (Eugene Peterson), et la puissance de résurrection de Christ. Nous devons veiller à ne pas perdre de vue qu’on ne pratique pas les disciplines comme un but en soi. 

Deuxième discipline : La prière.
Nous parlons souvent de la prière. Nous en avons tous une pratique plus ou moins approfondie. C’est un très vaste sujet. Parler en profondeur de la prière nécessiterait de passer des heures et des heures. 
Mon propos ce matin sera modeste et restera dans la lignée qui est celle de notre série de message : l’apprentissage des disciplines spirituelles. Je voudrai simplement montrer une direction, indiquer le chemin de l’école.

Qu’est-ce que la prière ?
« Fondamentalement, la prière est notre réponse à Dieu qui nous a parlé. La parole de Dieu est toujours première. Dieu est toujours le premier à prendre la parole. Nous ne faisons que répondre. Notre conscience s’éveille dans un monde auquel Dieu s'adresse. Nous avons besoin d'apprendre comment répondre, vraiment répondre, et ne pas nous contenter de « oui M. », « non M. ». Tout notre être participe à la réponse » (Peterson, p.112, TAC). 
« La prière est la réponse humaine au discours initial de Dieu, et ne doit jamais être confondue avec celui-ci ni considérée comme une amorce du dialogue » (Peterson, p.42).

Quelqu’un a dit : « Écouter le seigneur est la première chose, la seconde, et la troisième chose nécessaire pour une intercession réussie ». Et cela est vrai de toute prière, pas seulement de l’intercession.
Ce préalable ayant été posé, il nous faut dire quelque mots sur les paroles de notre prière ! Car la prière n’est pas que l’écoute, elle s’enracine dans l’écoute, mais elle ne s’y limite pas. 

Mon exhortation de ce matin est dans un sens simple : « Acceptez de vous mettre à l’école de la prière ».

Un obstacle : le culte de la spontanéité

Je me demande si un des plus grands obstacles à la vie de prière ne serait pas la croyance enracinée en nous évangéliques que la prière doit être quelque chose d’entièrement spontanée.
Nous ne sommes pas des catholiques qui ne savent pas prier, et qui ne font que répéter des prières apprises (caricature courante chez nous évangéliques). Nous, nous prions vraiment, simplement, spontanément. 
Ce que nous oublions c’est que l’être humain ne fait presque rien naturellement. Nous avons besoin d’apprendre. La plupart des petits mammifères marchent après quelques heures, voir quelques minutes. Le petit homme le fait péniblement au bout d’un an.

Le culte de la spontanéité est le plus grand danger pour notre vie de prière. Nous nous essoufflerons et notre vie de prière sera très vite stérile.
Acceptez d’entrer à l’école de la prière.

Trois écoles principales dans la bible.

1. A l’école des Psaumes.

Ephésiens 5:19 - &quot;Entretenez vous par des psaumes.&quot;
« Les psaumes sont l'école où les gens peuvent apprendre à prier » (Eugène Peterson). 
Calvin considérait les 150 psaumes comme une « anatomie de toutes les parties de l’âme ». Tout ce qu’il est possible pour une personne de ressentir, d’expérimenter et d’exprimer se trouve déjà devant Dieu dans les psaumes.
« La plus grande partie des Ecritures s’adresse à nous. Les psaumes parlent pour nous » disait Athanase.

Les psaumes nous apprennent ce que signifie s’approcher véritablement de Dieu dans la prière. S’approcher de manière authentique. 
« Les psaumes nous rappellent que rien de ce qui remplit le cœur de l'homme n'est indifférent à Dieu. Tout peut devenir prière, même un cri de révolte ou de détresse, si il est adressé à Dieu dans la foi. Il ne s'agit donc pas d'évacuer de notre prière tout ce qui pourrait nous distraire de Dieu, mais de tout aborder dans la lumière de l'évangile pour que tout nous conduisent à Dieu » (p.41 Michel Ronder). « Nous arrivons à la prière, tels que nous sommes, avec un cœur agité et encombré de soucis divers : inquiétude pour ceux qui nous sont chers, angoisse dans l'avenir du monde, décisions à prendre qui ne sont pas faciles... Que faire alors ? Tenter de chasser tout cela pour offrir a Dieu un cœur disponible ? C'est impossible et puis Dieu n'attend pas de nous que nous allions à lui avec un autre visage que celui de notre vie quotidienne. Dans la prière, il faut l’accueillir, lui faire place, c'est vrai, mais pas en faisant le vide en nous, qui rencontrerait-t-il alors ? L'ombre de nous-mêmes ! Or, c'est nous qu'il appelle et qu'il veut sauver avec tout le poids de vie qui est le nôtre » (p.40. Michel Ronder, Petit guide de la prière dans Voir Dieu en toutes choses). Les psaumes nous apprennent comment prier en cœur à cœur avec Dieu. Ils le font d’abord en élargissant notre expérience de la prière. 
Les psaumes élargissent notre expérience de la prière. 
Nous ne connaissons que des prières polies. Lorsqu’on n’en a pas à faire… on ne prie pas ! Mais l’image de la prière dans les psaumes est bien différente, notamment en ce qui concerne les psaumes que Walter Bruegmann appelle les psaumes de « désorientation ». Ces psaumes nous montre d'une manière particulière ce que peut signifier, s'approcher de Dieu avec authenticité, vérité. 
Psaumes 109 : David appelle le malheur sur ses ennemis.
Psaumes 137 : Heureux qui saisit tes enfants et les écrase sur le roc ! Psaumes 139,22 : Je les hais d’une parfaite haine. Psaumes 88 : Tout ce qui m’arrive est de ta faute. Psaumes 44 : Tout cela nous est arrivé et nous ne t’avons pas abandonné. Réveille-toi ! 
Les psaumes nous décentrent de nous-mêmes. 
Suivre une école nous décentre de nous-mêmes ! Etre à l’école des psaumes nous apprend à prier en toute saison (et surtout à contre saison). Comme le fait remarquer Eugène Peterson au sujet de Jonas, &quot;dans le ventre du poisson Jonas se trouvait dans les pires ennuis imaginables. C'est pourquoi on s'attend à ce que ses prières soit une lamentation. Or que constatons nous ? Précisément le contraire ! Il exprime un psaume de louanges, dans la forme classique de l'action de grâce&quot;. La prière, bien qu'influencé par les circonstances, ne dépend pas d'elle. L’école des psaumes nous apprends cette réalité. 
Les psaumes nous conduisent sans cesse à la louange.

Les Cinq livres des psaumes se terminent par la louange.

Allons à l’école des psaumes. Tout y est. Nos louanges, nos remerciement, nos doutes, nos espérances, nos détresses, nos colères, nos révoltes, notre repentance. 
En apprenant à prier les psaumes, à prier avec les psaumes, nous pénétrerons plus profondément le mystère de la prière, le mystère du dialogue avec Dieu. Corps à corps, cœur à cœur.

2. A l’école de Jésus

Luc 11:1 - Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne–nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.

Il y a là quelque chose qui me questionne depuis longtemps. Comment se fait-il que Jésus n’ait pas commencé dès le début de son ministère à apprendre à ses disciples à prier ? Tout maître de spiritualité fait ces choses. Jean-Baptiste l’a fait avec ses disciples. Et les disciples de Jésus le voyaient prier, l’entendaient peut-être prier, mais Jésus ne leur disait pas comment faire. En tant que juifs ils connaissaient les prières apprises depuis leur enfance, mais ils avaient besoin que Jésus leur enseigne plus, car ils savaient qu’il avait plus à leur apprendre que ce qu’ils avaient reçu. 
Et ce sont les disciples qui font le pas et demandent à Jésus : Apprends-nous à prier comme Jean-Baptiste l’a fait avec ses disciples !

Une partie de la réponse est sans doute dans la bonne pédagogie de Jésus qui ne donne pas trop à ses disciples, mais attends que le besoin se manifeste, se ressente. 

Une autre partie de la réponse est certainement dans le parallèle avec le jeûne : les disciples de Jean jeûnaient, et les disciples de Jésus ne jeûnaient pas. Et Jésus répond aux pharisiens qui l’attaquaient là dessus : tant qu’ils sont avec moi, ils n’ont pas besoin de jeûner. Quand je ne serai plus là, alors ce sera pour eux le moment de jeûner.
On peut donc penser que pour la prière c’était la même chose. Tant que Jésus était là, il n’était pas encore nécessaire que les disciples sachent prier d’une nouvelle façon. S’ils avaient un besoin... ils se tournaient vers Jésus. 
Maintenant que Jésus n’est plus là, nous devenons en lui, par lui, les intercesseurs, les adorateurs que Dieu demande. Ceux qui peuvent parler, prier à la place de Jésus. De la place qui était la sienne : la place de fils et de fille du Père. La place de ceux qui viennent « pour faire la volonté du Père ». La place de ceux qui disent : &quot;non pas ma volonté mais la tienne&quot;. La place de ceux qui sont toujours exaucés car ils prient selon le cœur de Dieu.

Il nous faut donc apprendre à l’école de Jésus. Apprendre à prier depuis la place qui était la sienne. Celle de fils (Prier avec le « Notre Père ») et celle de ceux qui recherche la volonté de Dieu plutôt que la leur.

3. A l’école de Paul

Ephésiens 6:18 Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints.
Romains 1:9 Dieu, que je sers en mon esprit dans l’Evangile de son Fils, m’est témoin que je fais sans cesse mention de vous.
Philippiens 4:6 Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
1 Timothée 2:1 J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, 
1 Thessalonic 5:17 Priez sans cesse.
• en tout temps
• toutes sortes de prières
• pour tous les hommes
• en toutes choses...

Cela nous donne le vertige ! Une place si absolue pour la prière dans nos vies ! Nous ne sommes pas des moines !

« Dieu a voulu que les disciplines de la vie spirituelle soient pour des êtres humains ordinaires : des personnes qui travaillent, qui s'occupent d'enfants, qui font la vaisselle et tondent la pelouse. En fait, les disciplines sont le mieux pratiquées au milieu de nos relations avec notre mari où notre femme, nos frères et sœurs, nos amis et nos voisins » (Richard Foster, CD, p.1).

Nous ne devons pas nous préoccuper que ce travail prenne trop de notre temps, car « il ne prend pas du temps, mais il occupe tout notre temps » (Thomas Kelly). Ce n'est pas la prière en plus du travail mais la prière simultanément avec le travail. La prière et l'action deviennent unies.

Notre vie doit être imprégnée de prière.
cf. La prière du cœur chez les orthodoxes.

En tout temps ?

Prier sans cesse c’est vivre devant Dieu tous les temps de ma vie, c’est, comme le soulignaient les Pères de l’Eglise, « garder la mémoire de Dieu ».
L’acte de prier est alors devenu un état de prière. 
« Etre devant Dieu est l’essentiel de la prière » (Louis Schwietzer).
Comme le dit Bill Hull, « ce n'est pas tant combien nous prions mais combien en nous est dans la prière » (p.201). On pourrait dire, combien en nous est en prière.
Vivre devant Dieu en prière c’est reconnaître que Dieu est Dieu. C’est confesser humblement que nous ne sommes pas Dieu. Avant notre action il y a Dieu. Lui travaille depuis longtemps aux choses dont nous venons juste de prendre conscience. Arrêtez et sachez que je suis Dieu ! 
Prier en tout temps, c’est vivre chaque instant en confessant que nous ne sommes pas Dieu et que nous laissons Dieu être Dieu. 

Les disciplines de la vie spirituelle 3.
LA PIETE : LE JEÛNE
Ces deux derniers dimanches, Patrice a repris l'exhortation de Paul à Timothée : &quot; exerce-toi à la piété&quot;. Il nous a exhortés à la pratique des disciplines spirituelles, pour notre maturation, comme à un entraînement à la sainteté. Il nous a présenté la méditation de la Parole, lecture lente et attentive, en pénétrant le texte avec imagination, lecture qui appelle une réponse dans la prière, par l'obéissance, dans le but de contempler Dieu. 
Le second exercice est la prière, et nous étions encouragés à un apprentissage persévérant à l'école des Psaumes d'abord, puis à celle de Jésus, en tant que fils et filles de Dieu (avec le Notre Père), et enfin à celle de Paul. 
Aujourd'hui, dans la famille &quot; disciplines spirituelles &quot;, je vais demander le jeûne. Dans cette famille, les parents sont bien sûr la Parole et la prière, les autres disciplines viennent après, elles ne sont que des moyens, des outils qui nous aideront dans l'exercice des deux premières pratiques, le but ultime étant de toujours mieux connaître Dieu. 
Il m'a été difficile de trouver des livres sur le jeûne, le jeûne biblique. Ce n'est pas un sujet très populaire. De plus, je suis loin d'être une grande spécialiste du jeûne, et quand Patrice m'a parlé du sujet d'aujourd'hui, j'ai très vite proposé que quelqu'un d'autre le fasse :) ! Après réflexion, j'ai pensé qu'il me serait personnellement très bénéfique d'y réfléchir. 
Comme je vous le disais, on trouve peu de documents à ce sujet dans la littérature chrétienne, et je me suis principalement aidée du livre de Yan Newberry, &quot; disponible devant Dieu &quot;, le sous-titre étant : une étude sur la pratique du jeûne biblique. Je vous recommande d'ailleurs ce livre, il est très pratique, et nous invite à une pratique sage et régulière du jeûne.
Le titre &quot; disponible devant Dieu &quot; est déjà très parlant en lui-même, parce que nous verrons que le jeûne est principalement une démonstration de notre disponibilité à Dieu. Et vous savez tous qu'aujourd'hui, nos agendas et nos vies sont tellement remplis, qu'il peut nous être difficile d'être disponible, de se rendre disponible.
Beaucoup de religions pratiquent le jeûne, en ce moment même les musulmans font le ramadan, les bouddhistes, les hindouistes pratiquent le jeûne régulièrement. Il est même préconisé par certains, pour une bonne hygiène de vie, sans aucune connotation religieuse. 
Pour ce qui est du jeûne biblique, nous trouvons dans la Bible environ 70 textes qui en parlent, 2/3 dans l'AT, et 1/3 dans le NT. Certains jeûnes y sont agréés par Dieu, d'autres non. Le jeûne était donc pratiqué régulièrement tant par les juifs que par les chrétiens, Jésus Lui-même a jeûné, et nous a parlé du jeûne, notamment dans Mt 6 : 16.18.
Mt 6 :16-18 : &quot; Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air sombre, comme les hypocrites ; ils arborent un visage défait pour montrer aux gens qu'ils jeûnent. Amen, Je vous le dis, ils tiennent là leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage, afin de ne pas montrer que tu jeûnes aux gens, mais à Ton Père qui est là dans le secret, et ton Père qui voit là, dans le secret, te le rendra &quot;
Dans ce passage, Jésus nous parle du jeûne, des motivations pour le jeûne et de la manière de jeûner. Je vais reprendre ce même schéma et nous verrons donc : 
1 - ce qu'est le jeûne biblique, et sa finalité première
2 - quelles peuvent être les intentions secondaires qui le motivent, certaines bonnes, d'autres moins.
3 - puis d'une manière plus pratique, comment mener un temps de jeûne.
Voyons premièrement ce qu'est le jeûne : 
Nous avons une première réponse dans le passage de l'évangile de Matthieu 6. Ce passage se situe dans le sermon sur la montagne, dans lequel Jésus enseigne Ses disciples, avec différentes instructions sur l'aumône, la prière et le jeûne. Ce sont trois pratiques régulières de la foi, l'aumône étant orientée vers autrui, la prière vers Dieu, et le jeûne pour moi. Jésus enseigne sur la manière de les pratiquer, plutôt que sur les pratiques en elles-mêmes. Et cela pourrait nous étonner, mais je pense que c'est parce que ces pratiques sont une évidence pour Jésus et pour les disciples. Il n'utilise pas l'impératif, ne donne pas un ordre, Il ne dit pas : &quot; pratiquez l'aumône, priez, ou jeûnez &quot;, Il utilise le mot &quot; quand &quot; : &quot; quand tu fais l'aumône, quand tu pries, quand tu jeûnes &quot;. 
L'AT ne donne qu'une seule fois l'ordre de jeûner, un jour par an, le jour des expiations, dans Lév16 :29.31. Mais il est par ailleurs souvent mentionné comme une chose évidente. Le NT ne comporte pas d'ordre à ce sujet, mais plusieurs textes en parlent aussi comme d'une évidence dans la pratique des croyants, de Jésus d'abord, puis des disciples après le départ de Jésus. L'aumône, la prière, le jeûne sont trois pratiques &quot; évidentes, naturelles &quot; de l'expression de notre foi.
Prenons maintenant une définition du jeûne : privation de nourriture, diminution plus ou moins importante de la ration alimentaire portant sur l'ensemble des aliments ou sur quelques aliments seulement. Une telle définition ne donne pas envie, surtout dans notre bon pays de France où la gastronomie a une place privilégiée ! Elle peut même faire fuir, faire peur, parce qu'immédiatement jeûne = privation = pénibilité, souffrance, affaiblissement... Rassurons-nous, un jeûne d'un repas, d'une journée ou même de quelques jours (s'il est fait avec sagesse) n'a pas de conséquences négatives sur notre organisme, bien au contraire. Et un jeûne de plus longue durée, pratiqué avec précautions est aussi bénéfique, à condition de ne pas tomber dans un extrémisme dangereux. 
Alors, pour vous donner une autre vision du jeûne, vous mettre l'eau à la bouche :), je vous donnerai plutôt la définition que nous a laissée Saint Augustin : &quot; jeûner, c'est changer ses plaisirs plutôt que d'y renoncer ; jeûner, c'est changer ses plaisirs plutôt que d'y renoncer. &quot; 
J'aime cette définition, elle dédramatise immédiatement ! Et elle est tellement vraie !
Donc le jeûne biblique est pratique courante chez les croyants, il est abstinence de nourriture, et il est aussi une expression d'humilité devant Dieu. L'abstinence n'est pas la finalité du jeûne. La finalité première d'un jeûne est de se tourner vers Dieu, de se centrer sur Lui, pour mieux Le connaître. YN : &quot; Jeûner, c'est montrer à Dieu nos vraies priorités : nous disons ainsi à Dieu que les valeurs éternelles priment sur le passager, que les valeurs spirituelles passent avant les besoins physiques et matériels.&quot; Le jeûne est un moyen de montrer à Dieu ce qui est le plus important pour nous, ce que nous désirons réellement. C'est un temps où nous donnons toute la place à Dieu, un temps où nous disons volontairement à Dieu qu'Il est premier dans nos cœurs, dans nos vies. Nous nous présentons devant Lui, dans l'humilité pour Lui dire notre dépendance, notre besoin de Lui, notre incapacité à nous suffire à nous-mêmes, et notre confiance en Lui, notre attente à Lui, notre désir de plus de Lui. 
En hébreu, la racine du verbe jeûner est la même que celle du mot humilier. Le jeûne est l'expression physique, extérieure de notre humiliation intérieure devant Dieu, dans un abandon total. David dans le Ps 35 nous dit : &quot; j'humilie mon âme par le jeûne. &quot; YN : &quot; Le jeûne est l'expression de notre humiliation devant Dieu pour accueillir la Parole de Dieu en notre for intérieur et attendre avec foi l'intervention divine dans nos vies. &quot; Le jeûne biblique n'a de sens que s'il est accompagné par la Parole et la prière.
Donner à Dieu la première place, et le Lui montrer en nous rendant disponible pour Lui, est donc la finalité première de notre jeûne. 
Et Dieu se réjouit de voir nos cœurs bien disposés (qu'Il a Lui-même disposés !) pour passer du temps dans Sa présence, Le contempler, et dans Sa grâce, Il ne restera pas insensible à notre cœur tendu vers Lui : &quot; ton Père te le rendra&quot;. 
Il peut donc y avoir d'autres motivations, secondaires, plus personnelles, pour entreprendre un jeûne, une demande, une attente à Dieu, et nous recevrons Sa réponse, non comme un dû de Dieu envers nous, mais comme une manifestation de Sa grâce. 
Pourquoi m'approcher de Dieu dans le jeûne ? Quand nous pensons à entreprendre un jeûne, il est important d'écouter, et d'analyser ce qui se passe au fond de nous, d'être attentif à notre attitude de cœur. C'est ce qui importe pour Dieu, Il regarde au cœur.
Voyons d'abord ce que Jésus dit dans Mt6, à propos des pharisiens : &quot; ils arborent un visage défait pour montrer aux gens qu'ils jeûnent &quot;. Jeûner pour être vus et loués des hommes, pour la gloire personnelle, jeûner par orgueil, voilà une première motivation, et mauvaise celle-ci. 
D'autres mauvaises motivations : 
- La tradition ou le légalisme, là aussi comme les pharisiens, parce que : &quot; il faut, ou je dois parce que je suis chrétien... &quot; : À ne pas confondre avec l'obéissance, expression de mon amour pour Dieu.
- La vengeance comme Saül avec David.
- L'ascétisme, ou le jeûne méritoire, pour obtenir le pardon par exemple. Seul le sang de Christ nous purifie de toutes nos fautes.
- Une motivation qui rejoint la précédente, et tout aussi mauvaise : pour forcer la main de Dieu, contraindre Dieu, plier Dieu à ma volonté, comme dans Es 58. Alors que le jeune est précisément un moyen pour m'aider à plier ma volonté à celle de Dieu.
- ...
Souvenons-nous que notre jeûne n'apporte rien à Dieu. Quel intérêt Dieu aurait-Il à notre jeûne. C'est Elihu qui dit à Job : &quot; si tu agis bien, que Lui apportes-tu ? Que reçoit-Il de toi ? &quot;. Nous ne pouvons mériter quoi que ce soit par notre jeûne, ni contraindre Dieu. Il n'est pas intéressé par notre jeûne en Lui-même, Il est intéressé par notre cœur tourné vers Lui, disponible pour Lui. Notre jeûne est un moyen de nous rendre disponible pour Lui, et c'est nous qui en sommes les premiers bénéficiaires, même si bien sûr, notre jeûne pratiqué avec humilité et amour Le glorifie. 
Mt6 ne nous parle pas des bonnes motivations, mais d'autres exemples bibliques vont nous éclairer :
- Pour recevoir une direction de Dieu : Dans Ex 34, c'est Moïse qui jeûne 40 jours et 40 nuits pour se tenir devant Dieu et recevoir la Loi, les directives pour le peuple d'Israël. Les apôtres le font (communautairement) pour la nomination des anciens ou l'envoi des missionnaires. 
- Le jeûne de repentance : Samuel et le peuple d'Israël se rassemblent pour prier, jeûner et confesser leurs péchés, le roi Achab l'a fait aussi, ou les habitants de Ninive
- Pour exprimer notre tristesse à Dieu, comme Anne qui ne peut avoir d'enfant ou les israélites qui pleurent le roi Saül. 
- Pour combattre l'ennemi et obtenir la délivrance : Josaphat, Mardochée et Esther, David publieront un jeûne lors de l'attaque ennemie. 
- Pour demander la protection de Dieu : Esdras le fait pour le voyage de retour à Jérusalem. 
- Pour se donner complètement à la prière comme Daniel, montrer à Dieu notre disponibilité, notre désir de Le suivre, de Lui plaire. Anne dans le temple servait Dieu jour et nuit dans la prière et dans le jeûne. Le jeûne est un excellent moyen pour un renouveau dans notre vie spirituelle, quand nous sommes dans la confusion, dans une période de sécheresse, pour retrouver l'intimité avec Dieu.
- Pour se fortifier, se préparer à un service comme Jésus conduit par l'Esprit dans le désert. Il nous dira que &quot; Sa nourriture, c'est de faire la volonté de Son Père &quot;. Jn 4.34.
- ...

Jeûner, nous abstenir de manger, exprimer ainsi notre foi,
- pour nous centrer sur Dieu, Lui montrer notre dépendance, notre besoin de Lui, 
- pour Lui dire, avec un cœur pur, notre attente en Lui, à laquelle Il répondra, qu'Il récompensera, 
- oui, mais d'une manière plus pratique, comment, qui,...

Voyons d'abord qui peut jeûner ? Comme Jésus en a parlé comme d'une évidence aux disciples, je pense qu'il est plus judicieux de parler de ceux qui ne peuvent pas jeûner. Les seules raisons semblent être des raisons de santé : le surmenage, certaines maladies comme le diabète, les maladies cardiaques, psychiques. Pour n'importe quelle autre maladie, la sagesse sera de demander conseil à son médecin. La grossesse n'est pas une maladie, mais on exclura aussi les femmes enceinte, et les enfants. Pour une personne en bonne santé, aucune contre-indication. Bien sûr, il faut de la sagesse, on évitera de jeûner lors d'activités qui demandent beaucoup d'énergie, physique ou intellectuelle. 
Pour le comment, Jésus nous donne une première indication dans Mt6 : Jésus parle de le faire dans le secret : quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite... quand tu pries entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est dans le secret... quand tu jeûnes, parfume ta tête, lave ton visage afin de ne pas montrer que tu jeûnes aux gens, mais à Ton Père qui est là dans le secret. Dans le secret. Jésus ne parle pas de discrétion, Il parle de secret. Jeûner dans le secret, s'isoler, se mettre à l'écart, et si nécessaire, partir de la maison, et trouver un lieu tranquille.
Pour ce qui est de la durée : rappelons-nous d'abord que les temps de jeûne sont souvent provoqués par Dieu, Moïse a été appelé par Dieu à l'écart, Jésus a été conduit dans le désert, les responsables du peuple qui publiaient des jeûnes de repentance le faisaient souvent en réponse à la parole d'un prophète. Cherchons la volonté de Dieu à ce sujet, surtout pour un jeûne prolongé. Un jeûne de longue durée (plus d'une semaine) se prépare, tant spirituellement et physiquement, et il vaut mieux se documenter pour cela. Un jeûne très court ne pose pas de problème pour la vie sociale, professionnelle ou familiale. Pour un jeûne de plusieurs jours, il peut être bon de prendre un temps de congés.
Voyons maintenant pour le contenu. Comme je le disais au début, l'idée du jeûne peut faire peur. Je me souviens que j'envisageais avec effarement, l'idée de passer une journée entière dans la prière, sans manger. Mais le jeûne, ce n'est pas obligatoirement rester à genoux pendant une journée, on peut tout à fait découper la journée en différents temps, qu'on alternera les uns avec les autres, c'est à chacun de trouver son propre fonctionnement. Il n'y a pas de règles, et je vais juste vous donner quelques pistes :
- commencer par une prière d'humiliation, dans laquelle je reconnais ma dépendance de Dieu, je reconnais combien j'ai besoin de Sa présence dans ma vie. Et là, je Lui demande Son regard sur ma vie, que Son Esprit sonde mon cœur, pour me conduire sur la bonne voie (Ps 34). 
- Un temps de louange, d'actions de grâce, (pourquoi pas en écoutant des chants), temps d'adoration, de contemplation, d'expression de notre joie de Le connaître comme Dieu, comme Père... Ces instants d'éternité où le temps n'existe plus, où il n'y a plus que Dieu et moi, plus que Le Père et Son enfant... Ce sont (pour moi) ces moments précisément qui vont donner une saveur particulière au jeûne et un petit goût de &quot; reviens-y &quot;, me donner le désir de recommencer. 
- Et comme la prière est indissociable de la Parole, le jeûne est aussi un temps d'étude et/ou de méditation de la Parole, un temps où je suis plus disponible pour apprendre de Dieu, L'écouter. Je peux me laisser instruire, consoler, reprendre, corriger, redresser, encourager, fortifier, guider... et recevoir réponse à mon besoin du moment. Et Sa Parole me conduira dans la prière.
- Un temps plus en rapport avec ce qui a motivé cette recherche de Dieu : avec des lectures (ex : si je jeûne pour une question de pardon, je peux lire un livre sur le pardon), dans la prière, l'écoute, dans l'attente de la réponse. Parfois, on s'apercevra que simplement le fait de se tenir devant Dieu apporte déjà une réponse à ces besoins particuliers, ou que Sa présence, seule, peut être la réponse.
- Un temps d'intercession pour nous-mêmes ou ce que nous avons à cœur. 
- Ce peut être aussi l'occasion de pratiquer l'aumône, de partager, d'une manière ou d'une autre : courrier...
- Pour éviter l'endormissement, prenons aussi des temps de marche, même dès le début de la journée, c'est très tonifiant, et c'est aussi l'occasion de louer Dieu pour Sa création.
- Penser à boire beaucoup, eau, tisanes, et éviter les excitants comme café, thé.... Le jeûne permet d'éliminer des toxines, on évitera donc la caféine, ou la théine.
- Prendre des temps de pause, de détente, de repos, avec de la musique...
- ... à chacun de trouver ce qui lui convient.

Yan Newberry conseille aussi d'établir une sorte de planning, avant cette journée pour éviter de se disperser, et pour cibler au mieux ce que je désire pour ce temps de jeûne, ce qui n'empêche pas de laisser au Saint Esprit la liberté de me conduire là où Il veut. Il est bon aussi de terminer le temps de jeûne par un bilan écrit dans lequel je me souviens des faits marquants de cette journée vécue devant Dieu, avec Lui. Je pourrai y revenir plus tard, voir mon cheminement, et éventuellement la réponse de Dieu, Sa récompense. (Je dis éventuellement, non pas à cause de l'éventualité de la récompense, parce que Dieu en parle comme d'une certitude, mais éventuelle dans ce qu'elle peut m'être donnée plus tard, et même dans l'éternité). Ces bilans successifs nous donneront aussi le désir de recommencer, ce désir sera nourri par la conscience des bienfaits retirés du jeûne, tant au niveau spirituel, que psychique et physique (comme si tous nos sens étaient plus aiguisés : au niveau spirituel, un plus grand discernement, une plus grande ferveur dans la prière ; au niveau intellectuel, une plus grande clarté, clairvoyance, dans les pensées ; et à tous niveaux, un regain d'énergie dû à l'élimination des toxines). Nous ne sommes pas toujours conscients de ces bénéfices dans le temps même du jeûne, nous le réalisons parfois plus tard. 
Si nous n'avons jamais jeûné ou peu, commençons par prier à ce sujet pour être convaincus nous-mêmes. Ecoutons, analysons aussi nos motivations, et qu'elles soient pures. Quant à la suppression des repas, commençons petit, fixons des objectifs réalistes, d'abord, un repas, puis une journée, puis plus, de manière progressive. Ne craignons pas les malaises, les maux de tête, des troubles de la vue ou des signes de faiblesse, cela peut arriver dans un jeûne de quelques jours, mais reste passager. Il peut être bon quand nous entamons un jeûne de plusieurs jours, de demander à quelqu'un de nous soutenir dans la prière, ou de temps en temps par sa présence, ou une prière commune. Dans ce cas, il sera bon aussi de reprendre l'alimentation d'une manière progressive. 

Jeûner parce qu'ainsi nous exprimons, avec humilité, notre dépendance de Dieu, notre absolu besoin de Lui. De cette manière, Lui dire qu'Il est premier dans notre cœur, dans notre vie.
Jeûner avec un cœur pur, des motivations pures, pour Le rencontrer.
Jeûner avec sagesse, nous tenir devant Dieu dans le secret, jouir de Sa présence, nous nourrissant de Sa Parole, y répondant par la prière.

Voilà ce à quoi nous sommes encouragés ce matin : nous exercer à la piété, piété utile à tout car elle a la promesse de la vie pour le présent et l'avenir.
Les disciplines de la vie spirituelle 4.

La célébration

Introduction :
* Qu'est-ce qu'une discipline ?
J'utilise l'expression de &quot; discipline de la vie spirituelle &quot; comme on parlerait de &quot; discipline sportive &quot;.
N'ayant trouvé nulle part une définition adéquat je vous propose la mienne : 
Une discipline est une pratique, une activité de la pensée et/ou du corps, entreprise de manière intentionnelle, volontaire et répétée dans le temps. Quelle que soit cette discipline elle aura au moins 3 caractéristiques :
- Il y aura un apprentissage avec une progression dans la maîtrise de la discipline pratiquée.
- La pratique de cette discipline apportera des compétences qu'on ne peut acquérir sans pratiquer cette discipline ou une discipline semblable.
- Lorsqu'elle est pratiquée pendant suffisamment de temps et avec un certain niveau de compétence, cette discipline façonne d'une manière ou d'une autre notre caractère. Nous ne sommes plus les mêmes après qu'avant.
Cette tentative de définition a pour but de bien faire comprendre que la discipline telle que j'en parle n'est pas le fait de se discipliner, comme on parlerait de faire la discipline dans une classe, ou de se discipliner pour ne pas manger trop. 
Celui qui penserait que ce qu'il y a de central dans la pratique d'une discipline (sportive par exemple) est la discipline, être discipliné, devenir discipliné, ne comprends rien à cette discipline (à ce sport). On ne pratique pas une discipline sportive pour être quelqu'un de discipliné, pour le plaisir de la discipline.
Mais il est vrai que celui qui voudrait pratiquer de manière approfondie une discipline sportive par exemple, ou artistique, en pensant qu'il n'aura pas besoin de discipline, de se discipliner, d'être discipliné, risque de ne pas aller très loin dans la pratique de ce sport, de cet art.
Mais même s'il y a un lien entre ces deux sens du mot discipline c'est de la discipline comme pratique spécifique, comme on dirait que le 100m haies est une discipline sportive, que je parle et non pas tellement du fait d'être discipliné ou de se discipliner.
Notre propos, avec Jeannine, n'est pas de vous dire : &quot; A moins que vous ne vous discipliniez dans votre lecture de la bible, dans votre temps de prière, dans le jeûne, vous ne grandirez pas spirituellement &quot;. Mais il s'agit de dire : &quot; Tout comme il existe des disciplines sportives, des disciplines artistiques, il existe aussi des disciplines spirituelles. Leur pratique est essentielle pour notre croissance spirituelle &quot;. Nous ne deviendrons pas des hommes et des femmes pleinement mature sans avoir pratiqué certaines de ces disciplines. Bien sûr il nous faudra peut-être nous discipliner pour avancer dans ces pratiques, tout comme il nous faut un minimum de discipline pour avancer dans la pratique de tel ou tel instrument ou dans tel ou tel sport, mais la question n'est pas là, ou de manière secondaire (importante mais secondaire).
Notre exhortation, en fait l'exhortation de Paul à Timothée, est de considérer un certain nombre de choses, d'activités, comme des pratiques, comme des disciplines, des domaines d'activité dans lesquels il y a à entrer, à apprendre, à progresser, et qui sont porteuses de bénéfices qu'on ne peut acquérir autrement.
Il n'est pas toujours facile de nommer précisément ce que telle ou telle pratique nous apporte. En réalité, la plus part du temps, seuls ceux qui pratiquent la discipline en question savent quel bien on peut en tirer. De même il n'est pas toujours facile de dire ce que telle ou telle pratique spirituelle nous apporte précisément. C'était le travail des conducteurs spirituels d'autrefois. Ils préconisaient telle ou telle pratique, en fonction des besoins qu'ils voyaient chez ceux qu'ils accompagnaient. (Rien à voir bien sûr avec la pratique pénitentielle &quot; vous direz trois pater et trois ave &quot;...)
Pour nous, sans entrer dans un certain nombre de disciplines spirituelles, en premier lieu la méditation et la prière, mais aussi d'autres disciplines, nous ne grandirons pas spirituellement. Nous n'acquérons pas ce qui ne peut s'acquérir que par ce genre d'exercice. Voilà pourquoi Paul disait à Timothée &quot; Exerce-toi à la piété &quot; (en comparant l'exercice de la piété à l'exercice sportif). 

J'espère que la discipline spirituelle dont je vais parler ce matin vous aidera à, non pas mettre de côté la connotation disciplinaire, mais à voir que ce n'est pas du tout le cœur du sujet. 
J'aimerais, pour équilibrer les disciplines de la méditation, de la prière et du jeûne, qui sont des disciplines individuelles, parler d'une discipline communautaire. Une discipline à laquelle nous ne pensons pas vraiment lorsque nous pensons à l'exercice de la piété, mais qu'on retrouve tout au long des siècles chez les auteurs qui ont écrit et conduit dans les disciplines de la vie spirituelle. Une discipline à laquelle moi même tout en y attachant de l'importance (ça va peut-être faire sourire certains membres du conseil) je ne concevais pas cela comme une discipline spirituelle. Et en travaillant le sujet je commence à la voir comme l'une des plus importantes des disciplines spirituelles. Je voudrais vous parler de la discipline spirituelle de la célébration.

Lecture : Deutéronome 14, 22-29
Cf. Deutéronome 16,16 
1. Qu'est-ce que la discipline de la célébration ?
Les fêtes institués par Dieu pour Israël dès le début de son histoire en tant que nation nous introduisent dans la réalité des disciplines de la vie spirituelle. Trois grandes fêtes rythmait le calendrier du peuple d'Israël. La fête des pains sans levain (Pâque), la fête des semaines, et la fête des tabernacles. Le chapitre 14 nous décrit en détail la fête des semaines. Les fêtes duraient normalement sept jours (ce n'est pas préciser pour la fête des semaines). Ces fêtes font entrer le peuple dans la célébration. C'est un commandement de Dieu de célébrer, de se réjouir lors de ces fêtes. Le peuple était appeler à la réjouissance : tu mangeras tout ce qui te feras plaisir, tu te réjouiras...
Voyez combien ces célébrations insistent sur les bénéficiaires de la fête : c'est le peuple. Tu te réjouiras, tu te feras plaisir ! 
Richard Foster définie ainsi la célébration : &quot; Nous entrons dans la célébration lorsque nous nous réjouissons, de la vie, du monde, en conjonction avec notre foi et confiant dans la grandeur de Dieu, sa beauté, et sa bonté. Nous nous concentrons sur notre vie et le monde comme l'œuvre de Dieu et comme le cadeau que nous recevons de lui &quot;. P.179 Foster

* Philippiens 3:1 Au reste, mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. Je ne me lasse point de vous écrire les mêmes choses, et pour vous cela est salutaire.
* Philippiens 4:4 Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous.

2. Pourquoi pratiquer la discipline de la célébration ?
* La discipline de la célébration développe en nous la crainte de l'Eternel. 
La discipline de la célébration nous rappelle que c'est Dieu qui donne. Qu'il est celui qui pourvoit. Ce ne sont pas les simples mécanismes en place dans la nature ou dans la société. Pour l'israélite, la célébration lui rappelait qu'il recevait toute choses de la main même de Dieu. La célébration nous conduis à la crainte de l'Eternel. C'est lui que nous devons craindre, car tout vient de lui. Cette crainte qui n'est pas de la peur, mais un respect profond, une confiance sans partage, une décision de calibrer sa vie, sa vision du monde sur la parole de Dieu. &quot; La crainte de l'Eternel est le commencement de la sagesse &quot;.
Si quelqu'un dans la rue nous demandait aujourd'hui : &quot; Comment puis-je apprendre à craindre Dieu ? &quot; Nous répondrions certainement : &quot; En lisant la bible, en priant etc. &quot;. Tout cela est vrai. Mais qui d'entre nous penserait à dire à cette personne : &quot; Si tu veux apprendre à craindre Dieu, n'oublie pas de faire la fête en le remerciant à chaque fois qu'il y a une occasion, une circonstance qui mérite d'être fêtée &quot;. 
Lorsqu'on demande généralement à utiliser une Eglise il est souvent question d'une &quot; utilisation qui sied au lieu &quot;. On peut même voir des écriteaux dans le même esprit dans les Eglises qui sont visitées. Parce que l'Eglise doit seulement être un lieu de silence, de prière, de recueillement. Je suis tout à fait d'accord avec ça. Mais l'Eglise ne devrait-elle pas être aussi un lieu ou des fêtes sont organisées. Les Israélites devaient aller &quot; au lieu que Dieu choisira pour y faire demeurer son nom &quot; (v.23). Au temple ! C'est là le lieu de la fête. 
Même si on habite trop loin : &quot; Tu ne peux pas amener ton bétail, ton vin etc. Ok, vends toute ta dîme, pars avec l'argent, et lorsque tu seras au temple, alors tu achèteras tout ce que tu aimes. Pas une nourriture spéciale, codifiée. Non ! Ce que tu aimes ! Et là manges et réjouis-toi &quot;.
Et... n'oublies pas ton pasteur ! (le lévite de service- j'aime ce verset !)
Dans la célébration nous nous rappelons continuellement que nous dépendons de Dieu. Nous dépendons d'un Dieu bon et généreux. 
Comme le dit Dallas Willard : &quot; L'esprit de la célébration ne sera pas en nous jusqu'à ce que nous ayons appris a ne nous inquiéter de rien. Et nous ne serons jamais sans le soucis des choses, tant que nous ne ferons pas confiance à Dieu &quot; (The spirit of the disciplines).

* La discipline de la célébration nous apprends à célébrer la vie que Dieu donne.
L'homme moderne, peut-être encore plus qu'autrefois court le risque d'enfermer sa vie dans le travail utile et le calcul rationnel et d'oublier la joie de la célébration de la vie. La vie que Dieu donne est digne d'être célébré. La vie que Dieu donne est un cadeau, un bon cadeau. Et la volonté de Dieu c'est que nous jouissions de la vie.
D'ailleurs la première chose que nous faisons aujourd'hui, c'est que nous payons nos factures, nous répondons à toutes les obligations, les contraintes... ! C'est bien. Mais nous risquons d'oublier que la vie est d'abord une chose que l'on célèbre. Sans doute est-ce ce qui explique l'inflation des loisirs dans un monde moderne si stressant, étouffant. Les loisirs remplacent la célébration, ou peut-être que la vie de tous les jours ne nous apparaît pas comme quelque chose qui mérite d'être célébré ?
La volonté première de Dieu est que nous jouissions de la vie, et que nous en jouissions d'autant plus que nous pouvons couronner cette jouissance d'un grand merci. C'est Augustin qui disait : &quot; Le chrétien devrait être un alléluia
]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Jan 2009 07:00:58 -0700</pubDate>
        <category>Enseignements/teachings</category>
      </item>
    </channel>
  </rss>
